Manifestations nationales contre le fichage des enfants

Le 2 avril plusieurs villes de France se mobilisent dans la rue contre le fichier base élèves 1er degré et diverses tentatives locales de recensement des familles en difficulté à travers des questionnaires insidieux distribués dans les écoles

Non à Base élèves A l’initiative de plusieurs syndicats et de collectifs locaux de résistance au contrôle social, plusieurs manifestations sont organisées le 2 avril dans toute la France afin de sensibiliser à nouveau le public sur les dangers du fichage des enfants et de leurs familles.

Voici une liste non exhaustive de quelques rassemblements :
- Marseille (Parc Chanot)
- Paris (Hôtel de ville)
- Grenoble
- Bourges (devant la mairie)
- Rennes (devant les Champs libres)
- Rodez
- Sainte-Affrique
- Clermont-Ferrand (...)
- La Roche‐sur‐Yon (devant l’Inspection Académique)
- Dans le Val de Marne, des organisations comme la FCPE, CGT, SUD, SNUIPP, etc., donnent rendez-vous le vendredi 4 avril devant l’inspection d’académie à Créteil.

Sud Éducation propose une série de tracts, affiches, etc., à télécharger.

RAPPEL : La pétition initiée par le CORRESO de Rennes et soutenue par les BBA est toujours d’actualité :
http://petition.bigbrotherawards.eu...

Le Collectif isérois pour le retrait de Base-élève (CIRBE) a élaboré un "kit" de revendication et d’action très concret et exemplaire, afin de s’opposer, en tant que parents d’élèves, à l’inscription de donnes relatives à son enfant tant que les pouvoirs publics ne s’engagent pas à retirer ce qui est encore une « expérimentation », alors que tout est écrit pour qu’il s’impose à tous à partir de septembre 2009.

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Manif du 2 avril
Source : SUD Education (cliquez sur l’image pour la voir en grand format)

La LDH de Toulon s’est fait l’écho de récentes réunions organisées entre des Inspecteurs d’académie et des collectifs d’enseignants et de parents d’élèves. Comme l’an dernier sur les directeurs d’école — désireux de respecter la vie privée et familiale face à des risques évidents d’usage abusifs de données ne relevant pas de la vie scolaire et éducative —, la pression de la "hiérarchie" s’exerce à présent sur les parents désirant s’opposer à la saisie d’informations concernant leurs enfants. Il leur est ainsi proposé le chantage suivant : s’ils souhaitent que leur enfant soit scolarisé, il ne peuvent pas s’opposer à ce fichier qui assurerait une "mission de service public". Il est évident que mis à part les noms et adresses des parents, aucune autre information ne peut leur être imposé.

Et en marge de ces actions contre BE1D, à Pau, la révélation d’une enquête relative à un « programme de réussite éducative » (PRE) jette un nouveau discrédit sur les liens sournois entre l’école et le fichage de la précarité.

Ce fichier réclame des "éléments de repérage des signes de fragilité par élève" à travers cinq rubriques : "apprentissages scolaires", "acquis extrascolaires", "situation familiale", "relation enfant-école/comportement", et "santé". Il s’accompagne d’une "charte de déontologie" plutôt conséquente qui laisse présager de futurs débats houleux au sein du nouveau conseil municipal. Le maire de la ville a pour l’instant décider de geler cette enquête jusqu’à nouvel ordre.