Supermarchés Leclerc et Auchan

Pour avoir utilisé les fichiers des cartes de fidélité clients pour fliquer leurs employé-e-s

Explications : Les licenciements des caissières pour avoir utilisé des bons d’achat donnés par des clients permet de découvrir certaines utilisations de ces fichiers par les grands magasins.

Un article de L’Humanité paru le 15 octobre 2004, "Auchan fait des émules", expose l’affaire :

« "Nous avons récemment découvert plusieurs manquements graves à vos obligations professionnelles", a signé Gilles Poirot, le PDG du magasin. Cette lettre contient la liste des clients "dont les bons d’achats" ont été utilisés "à de nombreuses reprises pour votre propre compte en les déduisant de vos achats personnels". Au nombre des "déductions" listées par le patron : "0,10 euro le 8 octobre 2003, 1,10 euro le 31 octobre, 0,90 euro le 13 novembre, 0,32 euro le 6 mars 2004... Le total de ces détournements atteint 58,78 euros", écrit encore la direction.

« "Ils ont fouillé dans nos cartes et dans celles des clients", s’insurge l’autre Liliane, licenciée elle aussi en août. La liste donne pour les clients qui ont cédé leurs bons leur nom et la date de leurs achats : "Ça, c’est illégal", remarque le responsable de l’union locale, qui n’exclut pas de conseiller aux intéressés "de porter plainte au pénal". »

P.-S.

- L’Humanité, 15 octobre 2004 : "Auchan fait des émules"
http://www.humanite.fr/journal/2004-10-15/2004-10-15-446034

- L’Expansion.com, 8 décembre 2004 : "Le supermarché Leclerc d’Anglet condamné pour licenciement abusif" :
http://www.lexpansion.com/Pages/PrintArticle.asp?ArticleId=80363
Extraits : « Les quatre caissières du supermarché Leclerc d’Anglet (Pays Basque), licenciées sur le champ en avril dernier pour "faute grave", ont obtenu gain de cause aujourd’hui mercredi. Le Conseil des Prud’hommes de Bayonne a en effet estimé que leur renvoi était "abusif", "sans cause réelle et sérieuse". Il leur était reproché d’avoir utilisé à des fins personnelles des bons de réduction laissés à la caisse par des clients. Les quatre salariées obtiendront chacune entre 2000 et 8000 euros de dommages et intérêts, auxquels s’ajouteront 2000 euros au nom des "circonstances vexatoires et humiliantes" de leur mise à pied. Pour mémoire, elles avaient été poussées à la porte du magasin par des vigiles. Leclerc dispose d’un mois pour faire appel. »