BBA 2001 les gagnants

Paris, 29 janvier 2002. ### La deuxième édition française des Big Brother Awards s’est déroulée le 28 janvier 2002 par la remise des prix sanctionnant les champions de la surveillance de l’année écoulée.

Un jury citoyen réuni par Privacy International (voir plus loin) s’est prononcé pour honorer 5 projets, institutions ou entreprises ayant porté atteinte à la vie privée ou négligé de la protéger, ou pour avoir fait la promotion de la surveillance individuelle ou collective.

Le jury a tenu par aileurs à remettre 2 "mentions spéciales" en marge du palmarès. Et enfin, pour saluer l’autre côté du miroir, le prix Voltaire a récompensé les voix ou les actions qui luttent contre les dérives du tout-contrôle et de ses accents technologiques.

Le 4 mars 2002 à Londres ce sont nos parrains britanniques qui organisent leur 4ème édition. Le 21 janvier c’était à nos collègues du Danemark de rentrer dans le cercle des 15 pays reprenant l’initiative.

Les dossiers de candidature s’inspirent des faits constatés en 2001 et des contributions du public, invité à soumettre ses propositions dès le mois de septembre. Privacy International a consulté aussi des collectifs ou des associations.

Les membres du jury peuvent représenter ou être soutenus par ces organisations (Souriez vous êtes filmés !, ODU, Act-up Paris, Gisti, Samizdat, Clifti, Réseau voltaire...) : Sebastien Canevet, juriste et universitaire, Emmanuelle Cosse, juriste et universitaire (Act-Up Paris), Jean-Pierre Garnier, sociologue au CNRS, Francis Mizio, journaliste et auteur, Jean-Pierre Petit, fonctionnaire et fondateur de Souriez, vous êtes filmés, Anne-Lise Martenot, réalisatrice, vidéaste (Souriez vous êtes filmés), Vincent Plousey, employé municipal, technicien réseaux, Christine Treguier, journaliste et auteur, Nathalie Vallet, travailleur social (ODU).

Veuillez trouver ci-après le palmarès 2001 des Big Brother Awards France (cliquez sur les gagnants pour accéder à leur dossier) :

+ Catégorie 1 ADMINISTRATION, ETAT ET SERVICES PUBLICS : ADMINISTRATION PÉNITENCIAIRE / MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Le jury a été unanime pour mettre l’accent et dénoncer la lente mais certaine dégradation de la sphère privée des détenus dans les prisons françaises. Partant du principe que, dans la stricte limite de l’exécution de la peine, un détenu ne doit pas être privé des garanties offertes par la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), le jury n’a pu que constater que l’entier exercice de ces droits n’étaient pas garantis, dans leur vie privée et familiale, leurs correspondances, en matière de promiscuité sociale et sanitaire qui brise l’anonymat et la dignité de l’individu. De plus, le jury a été sensible à la dérive vers un mode de prisons privées dotées des dernières technologies de surveillance, éliminant le rapport humain et laissant la machine faire le tri.

Deux autres nominés de cette catégorie ont été ’rattrapés’ pour le prix Spécial Ensemble de son oeuvre (lire plus bas).

+ Catégorie2 ENTREPRISES / SECTEUR PRIVÉ : Société CEGEDIM (exploitation des données de santé du réseau Sesam-Vitale)

Le jury a finalement tranché pour récompenser la société Cegedim, qui se targue d’être leader de l’exploitation commerciale de nos traces informatiques les plus intimes. Sans oublier de citer comme instigateur le GIE Sesam Vitale (nominé en catégorie Administration) et d’autres prestataires privés dont les traitements ne garantissent pas, comme prévu, un anonymat total de ces données. Le caractère obligatoire de Sesam-Vitale a été décisif face au dossier La Poste, qui se sert de son image de service public pour inciter les citoyens et les écoliers à doter d’adresses e-mails @laposte.net afin d’enrichir ses fichiers de marketing direct.

+ Catégorie 3 - PRODUITS, SYSTEMES ET DISPOSITIFS : projets Navigo & Prismatica (parrainés par la RATP)

Le jury a choisi de réunir le dossier Prismatica (travaux européens sur la surveillance et la sécurité dans les transports, auxquels participe activement la RATP) et le ticket électronique NAVIGO testé lui aussi par la RATP. Le régie de transports parisiens est mis à l’index pour son futur "mouchard" Navigo, carte de transport sans contact nominative qui sera bientôt obligatoire, pour stigmatiser le recours accru aux traces numériques pouvant suivre l’usager à la trace. Quant à Prismatica, qui réunit 5 villes dont Paris (Bruxelles, Lisbonne, Londres et Prague), son cahier des charges n’aurait rien à envier des idées de George Orwell. Au programme : détection informatique, grâce aux caméras de surveillance, de "comportements suspects" ou "déviants". Le jury a été sensible sur le cas des logiciels "sniffers", qui espionnent tout type de télécommunications, pour le compte d’entreprises privées ou de pays totalitaires.

+ Catégorie 4 - LOCALITES, URBANISME : Municipalité de Mantes la Jolie (Yvelines) + Mention spéciale à la DASES de la Ville de Paris

C’est le choix le plus délicat qu’a eu à trancher le jury. Les deux villes nominées pour leur ardent recours à la vidéosurveillance, Mantes la Jolie et Lyon, étaient au coude à coude. Mantes le Jolie a finalement remporté la palme pour son caractère symbolique, la mise sous vidéosurveillance des commerces de la seule place publique du quartier tristement célèbre du Val Fourré. De plus, le jury a été sensible au fait que cette installation ait été financée sur fonds publics (programmes européenns URBAN) destinés à la "réhabilitation sociale" de quartiers en difficulté. Concernant le dossier de Lyon, le jury a tenu à saluer l’action de résistance des associations contre l’usage des caméras pour cibler les précaires et des manifestants. Enfin, l’initiative de la Direction de l’action sociale de la ville de Paris (DASES), qui exige d’être à nouveau fiché pour obtenir des bons de tranports gratuits pour les détenteurs du RMI, a été mise à l’index par une "mention spéciale".

+ Catégorie 5 Prix Spécial du Jury pour l’ensemble de son oeuvre : Gouvernement + Mention spéciale : L’ensemble des Parlementaires

Le jury a unanimement tenu à "récompenser" les initiatives gouvernementales et parlementaires inscrites dans la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ) promulguée le 15 novembre 2001. Le gouvernement et ses services de sécurité pour avoir commandité des mesures ouvertement anticonstitutionnelles, condamnées par les principales ONG. "Pour l’ensemble de son oeuvre" aussi pour l’affaire du fichier STIC et pour sortir les fichiers de "souveraineté" de la loi informatique et libertés. Le Parlement a obtenu une mention spéciale pour avoir, dans son énorme majorité, avalisé ou être resté silencieux à ces "mesures d’urgence", et sans recourir à l’arbitrage du Conseil constitutionnel.

+ Prix Voltaire de la vigilance citoyenne, ex-aequo : Syndicat de la Magistrature et Alima Boumediene Thiéry.

Par ce vote, le jury a égalemnent décidé de mettre l’accent sur les mesures liberticides de l’antiterrorisme en nommant deux voix qui s’y sont opposées D’abord une association de magistrats, le Syndicat de la Magistrature, pour la vive réaction contre la LSQ et aussi pour son ouvrage d’utilité publique, "Vos papiers", attaqués par le ministère de l’intérieur. Ensuite, pour encourager la résistance de parlementaires, c’est l’action de la députée européenne Alima Boumediene Thiéry qui a été saluée, rare voix à avoir motivé devant le Parlement européen les dérives récentes contre nos droits fondamentaux.

Par ailleurs, Privacy International tient à saluer le travail de résistance de deux collectifs qui ont aidé Privacy International à être alerté sur les dossiers Sesam-Vitale (Collectif contre Sesam-Vitale, 31180 Castelmaurou) et de la Ville de Lyon (Non à Big Brother - www.chez.com/nonabigbrother). Rappel des autres nominés : http://www.bigbroth erawards.eu.org/2001/nomines.html

Les photographies des prix remis.

Rendez-vous d’ici un an pour la 3eme édition...

BBA France http://www.bigbrotherawards.eu.org/

Privacy International et liste des BBA dans le monde : http://www.privacyinternational.org /

Publication de la liste des nominés et de la composition du jury des Big brother Awards 2001

Paris, 21 janvier 2001. ### Privacy International et ses délégués en France rendent publique aujourd’hui une liste de "candidatures" aux prochains Big Brother Awards.

Ces nominations seront soumises à un jury citoyen d’une dizaine de personnes, qui vont délibérer en fin de semaine pour annoncer leur palmarès le lundi 28 janvier à partir de 20h lors de l’Orwell Party (Fleche d’Or Cafe - Paris 20ème).

Toute personne ou institution ayant porté atteinte à la vie privée ou négligé de la protéger, ou faisant la promotion de la surveillance individuelle ou collective, peuvent se voir primer et recevoir un "Orwell" dans 5 catégories (lire la liste ci-après). Pour saluer l’autre côté du miroir, le prix Voltaire récompense les voix ou les actions qui luttent contre les dérives du tout-contrôle et de ses accents technologiques.

Ce soir 21 janvier, ce sont nos collègues du Danemark qui remettent leur palmarès pour la première fois à Copenhague. Le 4 mars à Londres nos parrains britanniques en seront à leur 4ème édition. Une quinzaine de pays dans le monde sont engagées dans l’initiative.

Les dossiers de candidature s’inspirent des faits constatés en 2001 et des contributions du public, invité à soumettre ses propositions dès le mois de septembre. Privacy International a consulté aussi des collectifs ou des associations. Les membres du jury peuvent représenter ou être soutenus par ces organisations (Souriez vous êtes filmés !, ODU, Act-up, Gisti, Samizdat, Clifti, Réseau voltaire...). + Liste du jury et organisateurs : http://www.bigbro therawards.eu.org/2001/procedure.html

+ Retrouvez tous les dossiers, motivés par des éléments à charge et des références : http://www.bigbroth erawards.eu.org/2001/nomines.html

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Nominations aux ’Orwell’ de la surveillance

+ Catégorie 1 - Administration (Services publics, gouvernement, élus)

- Ministère de la Justice / Administration pénitentiaire

qui limite l’accès aux droits fondamentaux des déténus, pour encourager le recours à la surveillance electronique, pratique dénoncée comme abusive par un rapport du parlement européen

- L’ensemble des parlementaires,

pour avoir profité des attentats aux USA afin d’adopter une loi sécuritaire -la LSQ, dénoncée par la majeure partie des défenseurs des droits de l’homme comme anticonstitutionnelle- et s’être entendus pour, justement, ne pas saisir le Conseil Constitutionnel.

- Philippe Douste-Blazy,

maire de Toulouse, pour recel et utilisation abusive d’un fichier de parents d’élèves syndiqués.

- Sofremi/Milipol,

qui, au nom du ministère de l’intérieur, organise tous les ans le "salon de la sécurité intérieur des états", et fait ainsi la promotion sans frontières aux technologies de surveillance et de contrôle des individus

- Sesam-Vitale,

pour avoir mis en place une vaste place de marché de nos données personnelles (et intimes) et rendu possible, malgré l’avis de la CNIL, l’interconnexion de nos dossiers médicaux avec les systèmes de traitement informatiques de l’industrie médicale.

- Conseil supérieur de l’audiovisuel,

qui interdit aux chaînes de télévision citoyennes d’émettre pendant les élections, arguant de son impossibilité à pouvoir les surveiller...

- Gouvernement français / SGDN,

pour avoir légalisé le STIC (qui avait valu, l’an passé, au ministère de l’intérieur de remporté un BBA), pour chercher à retirer les fichiers "de souveraineté" du pouvoir de contrôle de la loi Informatique et Libertés, et enfin pour avoir commandité les articles d’exception de la LSQ.

- Ministère de la défense,

qui, pour concurrencer Echelon, le système anglo-saxon d’écoute et interception des télécommunications, cherche à donner une dimension européenne à "Frenchelon", son petit frère français.

+ Catégorie 2 - Entreprise (Organismes et institutions privés).

- Cegedim,

"leader européen du marketing pharmaceutique et du marketing direct Business to Business", de la marchandisation de nos dossiers médicaux, de l’interconnexion de nos données personnelles, côtée au Second Marché de la Bourse de Paris, chiffre d’affaires : 1.6 milliards de francs (240 millions d’euros).

- La Poste (& Mediapost),

qui se sert de son image de service public pour inciter les citoyens, ainsi que les écoliers, à se doter d’adresses e-mails @laposte.net, et ainsi asseoir sa position de leader du marketing direct -autrement dit du spam.

- Etablissements de crédit,

pour utiliser le critère de nationalite dans leurs fichiers destines a motiver l’octroi ou non de credits ou de prêts.

- RATP,

qui veut stigmatiser les comportements "déviants" des gens, et prend clairement le chemin du fichage électronique systématique de ses "clients" (il n’est plus question d’usagers).

- Sodexho - SIGES,

qui, connue pour nourrir les hospitalisés ou encore les écoliers, est aussi prestataire dans les prisons en France et à l’étranger, parfois dans la sécurité et la surveillance ; a reconnu publiquement avoir agit contre sa propre éthique en investissant pendant près de 7 ans dans les prisons privées aux Etats-Unis...

- Wanadoo Data,

qui use de son quasi-monopole et de son image de service public pour alimenter ses fichiers clients, et pour les 800 millions de francs (122 M euros) qu’elle se fait sur le dos de ceux qui s’inscrivent sur liste rouge pour protéger leur vie privée.

+ Catégorie 3 - Produits (Systèmes, logiciels, réseaux).

- Prismatica

projet européen de veille et de sécurité dans les transports publics, où les caméras doivent détecter nos comportements supects, pratique primée par les BBA 2000 (dossier Inria-VSIS)

- Logiciels sniffers - Arpège Défense

collection de systèmes clés en main d’écoute exporatoire de tout type de réseaux (GSM, IP, data, voix, etc.)

- Monservicepublic.fr

projet de "coffres-forts électroniques" gérés par la "fonction publique" et censés gérer "l’ensemble de nos échanges avec les administrations", stocker les données privées de tout citoyen, les interconnecter en contradiction avec la Loi Informatique et Libertés et... "réinventer la protection des données personnelles" (sic)

- Passeport DELPHINE,

pour chercher à mettre en place, au niveau des simples citoyens, le maillage et l’interconnexion des fichiers des sinistres fichiers policiers connus sous les noms de SIS (Système d’information Schengen) et STIC (Système de traitement des infractions constatées).

- Radars routiers (Soprecom),

nouveaux types de radars réputés "infaillibles" dont l’utilisation entre en contradiction avce la loi informatique et libertés

- ’Coveillance’ - Office HLM de l’Essonne,

surveiller ses voisins avec des caméras communes et diffusées dans chaque foyer, ça ne sert que d’alibi démagogique et pourtant cela fait presque 7 ans que ça dure à Saint-Jean-du-Perray, près d’Evry.

+ Catégorie 4 - Localités (Contrôles de proximité, urbanisme, vidéo-surveillance).

- Ville de Lyon,

pour l’impressionnant maillage de caméras de vidéosurveillance qu’elle a installé cette année, et dont on a pu constaté les dérives discriminatoires à l’encontre des SDF ou encore des manifestants.

- Maire de Mantes-la-Jolie,

pour avoir, sous couvert de projets de "réhabilitation sociale" financés par le contribuable européen, installé une centrale de vidéosurveillance dans les commerces de la seule place publique du quartier populaire du Val-Fourré

- Ville de Paris - Syndicat des transports Ile-de-France,

qui exige un fichage informatique en échange d’une allocation transports destinés aux détenteurs du RMI

- Conseil général des Hauts-de-Seine,

qui, non content d’avoir inauguré, en France, la mise sous vidéosurveillance des bébés en crêche, compte installer des systèmes de vidéosurveillance dans 87 collèges et lycées.

- Maire de Conségudes (06),

le premier magistrat d’un micro-village des Alpes-Maritimes, qui cherche à installer un feu rouge à badge couplé à un réseau de caméras pour traquer les intrus, la nuit...

+ Prix Spécial du Jury... pour l’ensemble de son oeuvre.

Remis à des personnes ou des institutions qui, de par leur activité inlassable et leur négligence, ont porté atteinte à la sphère privée, facilitant la violation des droits de la personne ou faisant la promotion de la surveillance de l’individu ou des groupes.

- Peuvent être rattrapés parmi les catégories précédentes : - Administration pénitenciaire, - Sesam-Vitale, - Sodexho/Siges, - Sofremi, - Wanadoo Data, ...

+ Nominations au Prix Voltaire - Vigilance citoyenne

Cette récompense peut être attribuée à des personnes, des collectifs ou des projets qui, en luttant et manifestant contre la surveillance arbitraire des individus, se sont engagées de façon exemplaire pour informer le public sur les dérives du traitement automatisé et de l’arme technologique.

Le dossiers à ce jour :

- Alima Boumédienne-Thiery (députée européenne),

qui lutte contre tout type d’atteinte à la personne humaine, a défendu l’idée du ’commission européenne de l’informatique et des libertés’, et qui fut l’une des rares à ne pas céder à l’hystérie sécuritaire suite aux attentats

- Louise Cadic (juriste, saisine citoyenne / LSQ),

auteure d’une saisine citoyenne du Conseil Constitutionnel, suite au refus des politiques d’effectuer un contrôle de la Loi sur la Sécurité Quotidienne, fortement soupçonnée d’être anti-constitutionnelle.

- Le Syndicat de la Magistrature,

pour sa constance dans la protection des libertés, et pour un très instructif livret sur le B-A.BA des contrôles d’identité, "Vos Papiers", injustement attaqués par les syndicats de policiers, et le ministre de l’intérieur...

- Philippe Kherig (avocat général, cour de cassation),

pour avoir défendu le droit inaliénable à l’intimité des correspondances sur le lieu de travail

- Aline Pailler (élue locale, Toulouse),

pour avoir dénoncé l’utilisation, à des fins électorales et par Philipe Douste-Blazy, d’un fichier de parents d’élèves syndiqués.

- Andy, des Yesmen (contre-propagande),

pour son courage et sa capacité à se faire passer pour un ponte de l’OMC, et son obstination à dénoncer la novlang des partisans de la "loi du marché".

Remise des trophées Big Brothers 2ème édition - le lundi 28 janvier

2002 - Flèche d’Or Café, 103bis av Bagnolet, Paris 20 e.

Paris, 4 décembre 2001. ###- La 2ème cérémonie des Big Brothers Awards aura lieu à Paris le 28 janvier 2002 à 20h au Flèche d’Or Café (Paris 20ème), lors d’une Orwell Party sanctionnant les champions de la surveillance de l’année 2001. La cérémonie s’inscrit en cloture de la no-zelig Conf’, 2eme rencontre des contre-cultures digitales européennes.

Initiative de l’ONG britannique Privacy International, l’opération sanctionne d’un Big Brother Award toute institution ou personne, physique ou morale, s’étant distinguée par son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère privée ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle de personnes ou groupes de personnes. L’initiative est soutenue en France par une dizaine d’organisations (voir la liste)

Privacy International et l’équipe des Big Brother Awards France ont déjà appelé le public le 24 septembre 2001 à soumettre ses idées de nominations. A ce jour une trentaine de propositions spontanées ont été reçues, elles seront rendues publiques d’ici peu. Les soumissions se cloturent le 10 janvier 2002. Le jury rendra public son palmares final le 28 janvier lors de l’Orwell Party à la Flèche d’Or.

Les critères de nominations ont été définis en commun par Privacy International dans une dizaine de pays depuis 1998. La Hongrie, dernier à entrer dans le club, a remis ses premiers lauriers le 26 novembre à Budapest. L’Autriche, l’Allemagne et la Suisse ont réédité le 26 octobre, dans les prochaines semaines vont suivre Royaume-Uni (4eme édition), Danemark et Pays-Bas (1ere), Etats-Unis (4eme).

+ BBA Edition 2001 - 28/01/02 à partir de 20h au Fleche d’Or Café, 102bis rue de Bagnolet, 75020. Mo Alex. Dumas / Pte Bagnolet., Entrée libre (dans la limite des places).

+ no-zeligConf - 25-27/01/02, Centre International des Cultures Populaires, du 25 au 27 janvier 2002, 21ter rue Voltaire Paris 20eme).

Big Brother Awards 2001

Appel à soumission des ’candidatures’

Paris, 24 septembre 2001. ### L’équipe des Big Brother Awards France prépare l’édition 2001 de cette initiative et invite le public à y participer. La date de remise des prix n’est pas encore fixée, les options s’orientent vers le début du mois de janvier 2002. L’an dernier l’édition 2000 s’est conclue par une ’Orwell Party’ organisée le 16 décembre 2000 dans le cadre de la Zelig Conf, rencontre européenne des contre-cultures digitales.

Un point presse est prévu mardi 25 septembre au soir en marge de la conférence annuel des Commissaires de la vie privée, qui se tient cette année à Paris pris en charge par la CNIL (La Sorbonne, 24-26 septembre 2001).

Nos collègues suisses, allemands et autrichiens organisent leur 2ème édition en simultané le 26 octobre 2001.

Rappelons que peut être nominée à un Big Brother Award toute institution ou personne, physique ou morale, s’étant distinguée par son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère privée ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle de personnes ou groupes de personnes. Les nominés doivent être domiciliés en France ou agir depuis la France.

Chacun et chacune peut proposer des candidats aux Big Brother Awards. Afin que soit rendue possible l’évaluation des atteintes ou attaques en question, toute proposition doit être faite par écrit. Elle doit comporter les faits sur lesquels la proposition se base avec si possible des documents à l’appui (les ’pièdes à charge’). Doivent être mentionnés en particulier les projets concrets des candidats reposant sur des faits avérés déjà rendus publics.

Les propositions doivent comporter : le nom du candidat ; l’adresse du candidat ; le domaine d’activité de l’institution ou de la personne en question ; la ou les catégorie(s) dans laquelle le ’nominé’ pourra figurer.

Pièces à charge : indiquer les raisons pour lesquelles le Big Brother Award devrait être attribué, des éléments quant au groupe de personnes victime des activités du candidat. Pour être présenté au jury, chaque nomination devra pouvoir être justifiée par des faits avérés et/ou présomptions solides, issus d’une ou plusieurs des sources suivantes : Extraits de documents publics, site web et/ou catalogues produits, rapports d’activité ; Rapports d’autorités indépendantes (CNIL, CNCIS, CNCDH...) ; Rapports parlementaires (France et Europe) ; Articles de presse recoupés ; Et, bien sûr, décisions de justice...

Les propositions doivent être adressées à : bigbrotherawards@internatif.org. Selon l’ampleur des soumissions, un forum public pourra être mise en place pour que chacun rende public son ou ses candidat(s) sans attendre la moindre appréciation du jury. Le site des BBA-France sera mis à jour pour tenir compte de ces éventuelles modifications.

Point presse : une réunion informelle se tiendra dans un café du quartier de La Sorbonne, à l’issue de la conférence de presse du collectif DELIS (16h30 - 18h, salle 206-D621, accès par le 1 rue Victor Cousin).

Pour prévoir l’intendance, merci de nous répondre par email pour noter votre présence, un contact téléphonique suivra pour fixer le rendez-vous.

L’équipe des BBA France 2001 : contactbba-f<arobase>samizdat.net