Big Brother Awards France (BBA-F)
Accueil BBA
Cont@ct
Communiqués
A propos (English)
Nominations
Organisateurs
Soutiens
Procédure
Visuels
BBA 2007 | (nominés)
BBA 2006 | (nominés)
BBA 2005 | (nominés)
BBA 2004 | (nominés)
BBA 2003 | (nominés)
BBA 2002 | (nominés)
BBA 2001 | (nominés)
BBA 2000 | (nominés)
Suivre la vie du site RSS 2.0 Liste BBA Liste info BBA-F
Rechercher
Sur ce site:
Sur tout ou partie des sites web des BBA :





Communiqués

7.06.2007

Les biomaîtres au piquet !

Le comité d’éthique français dénonce le caractère inexorable de la biométrie et propose quelques solutions pour aider la société à s’y opposer
JPG - 89.5 ko
Souriez vous êtes reconnu
Cliché pris à l’entrée de l’exposition "Le corps identité", co-produite par Sagem et la Cité des sciences de la Villette en 2006

La multiplication des systèmes d’identification et de fichage biométrique vient de sérieusement donner la migraine aux Sages du Comité national d’éthique (le CCNE). Ce conseil consultatif a été créé par décret le 23 février 1983, rémis au goût du jour sous Raffarin (loi bioéthique du 6 août 2004), et chargé depuis de « donner des avis sur les problèmes éthiques et les questions de société soulevées par les progrès de la connaissance dans les domaines de la biologie, de la médecine et de la santé » [1].

Et bien ces chers experts viennent, dans leur avis n° 98 paru le 31 mai — « Biométrie, données identifiantes et droits de l’homme » [2] —, de démonter consciencieusement les arguments des principaux biomaîtres en puissance (intellectuels, politiciens, industriels) pour qui la science biométrique est à la fois infaillible et inoffensive, au point qu’il faille dès maintenant apprivoiser les consciences des tous petits pour qu’ils en deviennent plus tard des disciples indéfectibles. Et la punition du CCNE — au pire, une grosse fessée — prend la forme d’un avis motivé de 28 pages.

Ils écrivent notamment (page 3 — passages soulignés par nos soins) :

«Quel est le prix à payer pour rendre la vie plus sûre ? Quel est le meilleur usage éthique de cette “biométrisation“ de l’homme ? La liberté qui se réfugie dans un sentiment de protection individuelle favorisé par l’identification de l’autre, ne constitue-t-elle pas le plus grand leurre qui soit, au moment où la traçabilité technique d’une personne constitue une surveillance déjà inscrite dans les faits ? Certes, l'identification biométrique d'une personne n'a pas pour vocation de la réduire à ses identifiants. Son objectif est de s'assurer qu'une personne qui prétend à telle identité existe bien. Mais, de fait, le glissement de l'identification à celle des comportements et donc de la personnalité, apparaît comme un risque sinon comme une inclination naturelle. Les trois questions les plus angoissantes sont donc celles du glissement du contrôle de l'identité à celui des conduites, celle de l'interconnexion des données et leur obtention à l'insu des personnes concernées.»

Page 5 :

«A cette utilisation s'ajoute la multiplication des caméras de vidéo-surveillance, la localisation des personnes par l'intermédiaire de leur téléphone portable (ou de la carte Navigo de la RATP) qui, dès lors qu'elles permettent leur parfaite traçabilité, peuvent être considérées comme une mise sous surveillance constante de la liberté d'aller et venir.»

Et plus précisemment (page 16) :

Du fait du paradoxe soulevé entre protection de la vie privée et atteinte à la vie privée, on assiste à une sorte de confiscation consentie de liberté. Subrepticement, notre société, au nom du paradigme sécuritaire, s'habitue à l'usage de ces marqueurs biométriques et chacun accepte finalement et même avec quelque indifférence d'être fiché, observé, repéré, tracé, sans souvent même en avoir conscience.
La médecine peut, là encore, à son insu, aider à donner des informations d’ordre médical susceptibles d'être utilisées par la police ou la justice. D'une façon générale ce sont toutes les autorités administratives qui sont concernées par l'essor et l'affinement des outils de conversion électronique, à commencer par l'administration hospitalière elle-même. La question fondamentale est celle de l’interconnexion des dossiers, qui est une tentation normale de tout système informatique. Les moteurs de recherche fonctionnent sur ce principe. Ce n’est pas tant les paramètres de la biométrie qui sont en cause que leur connexion que l’on doit empêcher à tout prix, sauf dérogation admise par une autorité judiciaire.
En résumé, l'utilisation universelle de la biométrie pour définir l'identité des personnes se développe irrésistiblement et en apparence inéluctablement pour des besoins affirmés d'une sécurité accrue et selon des évolutions technologiques constantes présentées comme des progrès. La première interrogation d'ordre éthique résulte de ce caractère ressenti comme inéluctable sans que se soit instauré un débat public et sérieux sur les risques que peut comporter cette évolution et les dérives auxquelles elle expose.
JPG - 102.7 ko
"Élément indisponible"
Un téléphone biométrique de Sagem qui ne fonctionnait pas le jour de notre visite. Vandalisme ?

C’est avec une certaine délectation que vos serviteurs des Big Brother Awards découvrent cette prose plutôt radicale. Nul besoin, ou si peu, de vous rappeler comment nous avions salué en 2004, par la remise d’un mémorable prix Novlang [3], les industriels de l’électronique pour leur désormais fameux « Livre Bleu ».

Dans cet ouvrage destiné aux décideurs patronaux et gouvernementaux, plusieurs lobbies industriels (Gixel, Alliance TICS, Simtec, Sitelesc, SNESE, Sycabel, SPDEI, GFIE), en tête le Gixel (Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques), délivraient leur stratégie : « la sécurité est très souvent vécue dans nos sociétés démocratiques comme une atteinte aux libertés individuelles, il faut donc faire accepter par la population les technologies utilisées et parmi celles-ci la biométrie, la vidéosurveillance et les contrôles ».

Argumentaire tellement inavouable que le Gixel tenta ensuite d’édulcorer son propos dans le plus pur style orwellien, c’est à dire en effaçant certains passages du rapport comme s’ils n’avaient jamais existé — lire à ce sujet notre communiqué du 1er février 2006 qui enfonçait le clou en republiant le document non-censuré [4]

Suite de l’avis du CCNE (page 18) :

« En conclusion, le CCNE s’inquiète de la généralisation du recueil d’informations biométriques et des risques qu’elle comporte pour les libertés individuelles. Ces risques sont d’autant plus préoccupants qu’ils sont démultipliés par la montée en puissance de nouvelles technologies destinées au recueil et à la transmission de données personnelles, qui représentent un danger accru pour les libertés. En effet les méthodes modernes de recueil se fondent sur de nouvelles générations de puces électroniques capables de recueillir et de stocker de grandes quantités de données et de les transmettre très efficacement par télémétrie. »
A propos des gardes-fous (page 20) :
«Le CCNE estime indispensable la mise en oeuvre d’un réel contre-pouvoir face à la généralisation excessive de la biométrie. Pour être performants, des dispositifs capables de protéger les libertés citoyennes devraient s’appuyer sur des instances indépendantes de lutte contre d’éventuelles dérives technocratiques, économiques, policières ou politiques liées à l’exploitation des données biométriques. La CNIL, qui représente en France un exemple d’instance répondant à ces critères, devrait se voir conférer le statut et les moyens permettant de mieux garantir son efficacité et son indépendance. Ces instances devraient également être coordonnées à l’échelle européenne.»

Pour finir, malgré leur vaillant coup de gueule, les Sages du CCNE font des « recommendations » certes courageuses mais qu’il sera néanmoins difficile d’imposer aux responsables desdits traitements, publics ou privés (page 19) :

«Assurer un strict respect des finalités liées au recueil de chaque type de données (...), contrôle étroit, sous la responsabilité des autorités judiciaires et de la CNIL, de tout recours systématique à des identifiants communs (...), interdiction de l’interconnexion des fichiers présentant des identifiants communs mais destinés à des finalités différentes (...); devrait être interdit tout regroupement de données susceptibles d’entraîner des stigmatisations, ou des discriminations».

Les experts font ensuite une distinction curieuse entre organismes publics et privés, ces derniers étant excusés : « Sans méconnaître les difficultés que rencontre la mise en oeuvre effective d’une telle interdiction pour les fichiers détenus par des organismes privés, son respect n’en doit pas moins être rappelé, et son exécution doit au moins être imposée pour tous les fichiers détenus par des organismes publics.

Enfin, ils réclament :

«le placement des fichiers d’empreintes génétiques sous le contrôle d’un magistrat du siège hors hiérarchie (...); une stricte application des dispositions relatives au consentement préalable au recueil des données, ainsi qu’une limitation effective soit solennellement réaffirmée la légitimité du secret protégeant l’intimité de la personne, et en particulier ses aspects corporels, familiaux ou sexuels ; d'engager une réflexion approfondie sur l’usage des puces électroniques et des moyens de transmission télémétriques. Ce thème de réflexion qui va bien au-delà de la biométrie rend nécessaire une Autorité qui puisse établir avec précision la liste des conditions dans lesquelles ces techniques ne devraient en aucun cas être utilisées.»
JPG - 111.8 ko
Écran de contrôle pédagogique...

Rendons hommage aux auteurs de ce qui pourrait apparaître, aux yeux des partisans de la biométrie, comme un brûlot luddite. Ces sommités sont pourtant loin d’être des urluberlus droits-de-lhommistes [5].

A leur crédit : les trois seules personnes qu’ils ont auditionné seraient plutôt, au moins pour les deux premiers, de fervents défenseurs du miracle biométrique :
- Jean-Louis Bruguière, juge d’instruction antiterroriste (et candidat à la députation pour l’UMP dimanche prochain) ;
- Vianney Dyèvre, commissaire divisionnaire, chef des sections techniques de recherches et d’investigations de l’identité judiciaire de la Préfecture de police de Paris ;
- et enfin, François Giquel, commissaire à la CNIL et conseiller maître honoraire à la Cour des comptes [6].

Comptez sur nous pour rappeler à ces chers experts la portée de leurs propos lors des prochaines échéances, par exemple au sujet de la future carte d’identité INES qui devrait refaire parler d’elle cette année.



Avis du Comité d’éthique sur la biométrie

[1] Le CCNE vu par Wikipedia.

[2] Consultable sur leur site et archivé, histoire de garder une trace, sur notre serveur.

[3] Dossier des BBA 2004.

[4] Communiqué du 1.02.2006.

[5] Qui sont ces Sages ? Une quarantaine de personnes en sont membres, nommés en alternance par le pouvoir politique. Ceux qui ont participé au groupe de travail sur la biométrie, sont, notamment :
- Jean-Claude Ameisen : biologiste, professeur d’immunologie et Président du comité Ethique de l’INSERM ;
- Sadek Beloucif : membre du Comité international d’éthique, médecin-anesthésiste-réanimateur, hôpital Bichat ;
- Pascale Cossart : professeure à l’Institut Pasteur, directrice d’unité à l’Inserm et à l’INRA, membre de l’Académie des Sciences ;
- Mireille Delmas-Marty : pénaliste, professeure au Collège de France ;
- Philippe Rouvillois : Président honoraire de l’Institut Pasteur.
- Michel Roux : président de section honoraire au Conseil d’Etat.
- Alain-Gérard Slama : professeur d’histoire à l’IEP Paris, au St Antony’s college d’Oxford et à Harvard University ; membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme ;
- Claude Sureau : professeur de gynécologie obstétrique, président Honoraire de l’Académie Nationale de Médecine Et les deux rapporteurs :
- Maxime Seligmann : professeur émérite de l’Université Paris VII, médecin Chef de Service honoraire de l’hôpital Saint Louis ;
- Mario Stasi : avocat à la Cour d’appel de Paris ; président d’honneur d’Avocats sans frontières.

[6] Pour la petite histoire, ce conseiller de la Cour des comptes est plutôt rodé aux fausses innovations scientifiques, puisqu’il est l’auteur, en janvier 1981, du rapport de la Cour sur les "avions renifleurs"...

+
19.04.2008 La riposte d’Olivennes prend une claque à Strasbourg Le Parlement Européen rejette la riposte graduée Paris, jeudi 10 Avril. La Quadrature du net. — Le Parlement européen a adopté ce matin une résolution qui engage les États membres - donc la France - « à éviter l’adoption de mesures allant à l’encontre des droits de l’homme, des droits civiques et des principes de proportionnalité, d’efficacité et d’effet dissuasif, telles que l’interruption de l’accès à internet ». Ce vote démontre que le dispositif de riposte graduée que Nicolas Sarkozy souhaite voir (...) 1er.04.2008 Manifestations nationales contre le fichage des enfants A l’initiative de plusieurs syndicats et de collectifs locaux de résistance au contrôle social, plusieurs manifestations sont organisées le 2 avril dans toute la France afin de sensibiliser à nouveau le public sur les dangers du fichage des enfants et de leurs familles. Voici une liste non exhaustive de quelques rassemblements : Marseille (Parc Chanot) Paris (Hôtel de ville) Grenoble Bourges (devant la mairie) Rennes (devant les Champs libres) Rodez Sainte-Affrique (...) 21.03.2008 Palmarès 2007 des Big Brother Awards France Paris, le 21 mars 2008. Nous avons le regret de vous annoncer qu’une fois de plus, Nicolas Sarkozy a été bel et bien exclu de la compétition, en raison, cette année, de sa "prédisposition génétique" aux atteintes à la vie privée et aux libertés. A contrario, le jury des Big Brother Awards 2007 a bel et bien récompensé le Conseil Constitutionnel, le Pr Philip Gorwood de l’Inserm, les drônes Quadri-France et Elsa, Claude Journès, président de l’université Lyon-II, l’émission Envoyé Spécial de France 2 pour (...) 17.03.2008 Sélection BBA 2008 : le concours de beauté est ouvert ! La sélection 2007/2008 et la liste des membres du jury
Paris, 17 mars 2008 — Les Big Brother Awards, décernés dans une quinzaine de pays, sont la seule cérémonie dont l’objectif est de ne plus avoir raison d’être, et de disparaître. Las : ministres, élus locaux, hauts fonctionnaires, lobbies, grands patrons ou petits chefs d’entreprises... pour la huitième année consécutive, les candidatures aux désormais traditionnels prix Orwell, remis aux plus honorables promoteurs de la société de surveillance, n’ont pas manqué cette année. Nous avons donc le regret de (...)
22.01.2008 Pétition nationale pour le retrait du fichier des écoles du 1er degré BBA France / Correso, 22 janvier 2008. — Les Big Brother Awards s’associent à une initiative de parents d’élèves, d’enseignants et de militants des droits de l’homme visant à obtenir le retrait pur et simple d’un fichier informatique censé ficher tous les élèves à partir de 3 ans ; un fichier qui doit se généraliser dans toutes les écoles maternelles et primaires à la rentrée 2009. Lancée à l’initiative du Correso, le collectif rennais de résistance sociale — qui fut l’un des premiers groupes de citoyens à (...) 21.01.2008 BBA 2008 : objectif mars A signaler : résultats de l’étude World Privacy Rankinks 2007. La France entre dans le Top 10 des sociétés les plus surveillées
BBA édition 2008 : objectif mars L’organisation des BBA France a du repousser de quelques semaines, pour des raisons logistiques, la prochaine cérémonie de remise des prix, 8ème du genre. Prévue initialement en janvier, elle aura lieu à la fin du mois de mars. Vous en serez très vite informé. Aussi, nous vous invitons à profiter de ce délai supplémentaire pour participer à cette grande traque des prédateurs de la vie privée : vous pouvez nous adresser vos propositions de candidature pour les 5 prix (...)
15.07.2007 Prix Voltaire 2006 : des directeurs d’école toujours en résistance face au fichier "base élèves" Ce fichier, portant sur tous les enfants de 3 à 10 ans, se généralise dans toute la France alors qu’il suscite encore de nombreuses inquiétudes. Pire, il fonctionne depuis deux sans que les verrous prévus à l’origine par le Ministère ne soient opérationnels... Retour sur un manquement grave qui a trompé la CNIL tout comme les parents d’élèves et les enseignants. Dans cet article : de nouveaux documents inédits sur ce fichier "déclaré" en décembre 2004.
Mise à jour le 18 aout. [4] Six mois après avoir été distingués par le Prix Voltaire 2006 [5] pour avoir refusé d’utiliser le fichier "base élèves" dans leurs écoles maternelles ou primaires, quelques directeurs et directrices d’école d’Ille-et-Vilaine ont reçu à Rennes la visite d’un émissaire des Big Brother Awards qui leur a remis leur précieux trophée. Ce jour-là, début juillet, une petite dizaine de ces directeurs étaient justement convoqués quai Dujardin, à Rennes, à l’Inspection académique (IA) du (...)

5.05.2007 BBA International - Le Palmarès Le 2 mai dernier à Montréal, Privacy International organisait les premiers Big Brother Awards au niveau international dont le palmarès apparait comme suit en anglais. Les gagnants sont : Entreprises : la compagnie de base de données Choicepoint, pour revendre sans scrupules des données personnelles au plus offrant ; Personnage public : Stewart Baker, ancien directeur juridique de l’agence de renseignement National Security Agency, maintenant sous-ministre à la Sécurité Intérieur des (...) 5.05.2007 Piqûre de rappel Dans les 18 pays où ils sont organisés sous l’égide de Privacy International, et cela depuis près de dix ans, les Big Brother Awards ont vocation à montrer du doigt les personnalités et les actions politiques qui menacent le plus les libertés privées, les droits fondamentaux et la stabilité démocratique. Cette société de la surveillance et de la suspicion se matérialise par l’action conjuguée d’une multitude d’acteurs et de dispositifs, mais il arrive parfois que certains personnages se distinguent (...) 27.02.2007 Fichiers policiers : « jurisprudence Rebelle » pour tous les citoyens ! Privacy International France. 27.02.2007 — C’est avec beaucoup d’attention que le comité français des Big Brother Awards a suivi les péripéties du fichier tenu aux Renseignements généraux sur la personne du conseiller spécial de Ségolène Royal, Bruno Rebelle. Cela pourra-t-il servir de détonateur pour qu’enfin l’existence même de ces fichiers ainsi que leur gestion anarchique puissent être remises en question ?
L’ancien directeur de Greenpeace France Bruno Rebelle, qui a quitté l’ONG il y a pourtant déjà 3 ans, a eu l’honneur de voir son dossier des RG "réactualisé" en janvier 2007. Suite, semble-t-il, à son enrôlement dans l’état-major de campagne de la candidate du Parti socialiste aux élections présidentielles. C’est aussi avec une certaine admiration que nous avons appris le traitement de faveur qu’a pu obtenir Bruno Rebelle dans cette affaire. La presse est unanime : le citoyen Rebelle a pu consulter son (...)
20.01.2007 Palmarès 2006 des Big Brother Awards France Paris, le 20 janvier 2007. — Seule personnalité à avoir été nominée 6 fois aux Big Brother Awards France —dont c’est la septième édition—, Nicolas Sarkozy, à qui nous avions décerné 3 prix Orwell ces 3 dernières années a, comme ce fut le cas lors de sa toute première nomination, été exclu de la compétition. Jacques Lebrot, sous-préfet "sécurité" de Seine-St-Denis, Sony-BMG & son "rootkit", Paul Anselin, maire de Ploërmel dans le Morbihan, Frédéric Péchenard, directeur de la Police Judiciaire et Pascal (...) 9.01.2007 La sélection et le jury de la 7ème édition BBA France - 7ème édition La chasse est ouverte ! Paris, 9 janvier 2007. (Mise à jour 15.01) — Quelques ministres, hauts fonctionnaires, élus locaux, grands patrons ou petits chefs d’autorités publiques ont été sélectionnés pour concourir aux cinq prix Orwell remis tous les ans aux plus fins prédateurs de la société de surveillance. Conformément à la tradition de Privacy International, c’est un jury de personnes qualifiées qui va départager les candidats. Cette année le jury réunit : Isabelle Bouyer, (...) 7.11.2006 La CNIL très active dans la prévention de la délinquance... des élus locaux Le chef du départemement de la Marne et le maire de Vitry-le-François blanchis après un flagrant délit de fichage sauvage
Paris, le 7 novembre 2006 — Dans une "tribune" du 26 juillet 2006 signée Anne Debet, commissaire à la CNIL, la commission nationale de l’informatique et des libertés affiche publiquement son mécontentement de n’avoir pas été assez entendue par Nicolas Sarkozy. La CNIL ménage tout d’abord le ministre en se contentant, sur son site internet, de poser cette question hypocrite : "L’avis de la CNIL sur le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance a-t-il été suivi ?" [21]. Car la sortie de Anne (...)
10.10.2006 Lancement de la 7eme édition des Big Brother Awards France L’appel à candidatures est ouvert... pour la seule "élection" d’utilité publique de l’année 2007 !
Paris, 10 octobre 2006. — Les meilleurs élèves de la société de surveillance seront une nouvelle fois en compétition lors de la 7ème édition des Big Brother Awards, organisés en France sous l’égide de Privacy International. La cérémonie de remise des prix aura lieu le samedi 20 janvier 2007 à l’espace Confluences, Paris 20ème. Les lauréats des derniers BBA — du directeur de l’Insee Jean-Michel Charpin à Nicolas Sakozy, en passant par le patron de Lidl France et le député du Val-de-Marne Jacques-Alain Benisti (...)

4.02.2006 Palmarès 2005 Palmarès 2005 : Directeur de l’Insee, entreprise Lidl, un collège de Carqueiranne, deux commissaires de Carcassonne, le député Bénisti et l’Inserm, Nicolas Sarkozy — et le prix Voltaire aux travailleurs sociaux (collectif résistance à la délation) Paris, 4 février 2006 — La 6ème édition française des Big Brother Awards s’est clôturée le vendredi 3 février par une cérémonie qui a récompensé les meilleurs ambassadeurs de la société de surveillance en 2005. Qu’ils en soient "félicités" comme il se doit : (...) 1er.02.2006 Livre Bleu du Gixel, les BBA republient la version originale (et non censurée) Paris, le 1er février 2006 - Le Gixel, Groupement des industries de l’interconnexion des composants et des sous-ensembles électroniques qui emporta le prix Orwell Novlang aux Big Brother Awards 2004, a récemment censuré son "Libre Bleu", qui lui avait précisément valu d’être primé l’an passé pour son acception des technologies de surveillance et de contrôle, et sa volonté de conditionnement de la population, et notamment des enfants et de leurs parents, aux "bienfaits" de la biométrie, de la (...) 25.01.2006 La sélection 2005 et les membres du jury Paris, 25 janvier 2006. — La sélection des Orwell de la surveillance 2005 vient de se clôturer. Une trentaine de candidats ont été retenus dans cinq catégories, pour désigner les hauts fonctionnaires, ministres, élus, entreprises publiques ou privées, collectivités locales ou autres autorités administratives qui ont marqué l’année par leur négligence à protéger la vie privée ou leur insistance à la violer, ou qui ont fait avec zèle la promotion de politiques sécuritaires ou de technologies de surveillance. (...) 19.01.2006 Big Brother Awards France 2005 - Les palmes de la surveillance - 6ème édition Paris, 19 janvier 2006. — Les inconditionnels du fichage, petits caporaux du contrôle sécuritaire, social ou administratif, et autres opportunistes de la surveillance préventive seront à l’honneur de la 6ème édition des Big Brother Awards France. La remise des prix aura lieu cette année le vendredi 3 février 2006 dans les locaux de l’association Confluences à Paris (190 bd de Charonne, 75020 Paris - M° Alexandre Dumas) le vendredi 3 février avec, à partir de 19h, une projection de court-métrages, clips (...) 17.10.2005 Lancement Big Brother Awards France 2005 6em édition Paris, 17 octobre 2005. — Inconditionnels du fichage, petits caporals du contrôle social et grands excités de la surveillance urbaine se retrouveront encore une fois à l’honneur lors de la 6ème édition des Big Brother Awards organisée en France par l’ONG Privacy International. La remise des prix aura lieu le vendredi 3 février 2006 dans les locaux de l’association Confluences à Paris (détails plus bas). Comme tous les ans, les organisateurs appellent dès à présent le public à soumettre (...)
26.01.2005 Palmarès bba 2004 5em édition Paris, 26 janvier 2005 — La 5ème édition française des Big Brother Awards s’est clôturée le 21 janvier 2005, jour anniversaire de la mort de George Orwell il y a 55 ans, par une cérémonie qui a récompensé les meilleurs ambassadeurs 2004 de la société de surveillance. Cérémonie durant laquelle le jury de dix personnalités réuni par Privacy International a pu dévoiler publiquement les gagnants dans six catégories, désignant les pires politiciens, projets, entreprises ou pouvoirs locaux ayant porté atteinte (...)