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Aider la R&D high-tech en France
- Les récentes mesures annoncées par le ministre de l’économie et des finances
(lancement de mesures fiscales ou budgétaires convergentes permettant de
dynamiser tel ou tel secteur, comme la recherche, le développement et
l’innovation, stratégie de lutte contre les délocalisations), vont dans le sens des
objectifs fixes par la conférence de Lisbonne . Il convient néanmoins de les
préciser et de les compléter.
- Ne pas relâcher l’effort en matière d’aides directes à la recherche et éviter les
lenteurs bureaucratiques :
- Relancer le financement français des principaux projets à label européen (CELTIC,
MEDEA, PIDEA, ITEA) et relancer les financements du RNRT et en simplifier les
procédures d’accès aux PME. Il s’agit en effet de moyens très efficaces, qui ont fait
leurs preuves, pour maximiser les transferts et collaborations entre la recherche
publique et la recherche privée.
- Accroître les budgets de l’ANVAR et supprimer le dogme de l’avance remboursable
pour les projets des PME innovantes.
- Mettre en œuvre des systèmes incitatifs simples, adaptés et complémentaires :
- Les projets de « fondations pour la recherche », qui devront nécessairement se
concentrer sur le financement de la recherche amont (exploratoire), n’ont un
sens que complétés de crédits budgétaires qui devraient alors s’orienter sur la
recherche avale (pré-compétitive), voire sur l’innovation en général. Une
fondation doit être à même de compléter les financements dédiés aux télécoms et
d’apporter rapidement des fonds importants pour la recherche privée.
- Quant au Crédit d’Impôt Recherche, il reste surtout intéressant dans un
contexte économique favorable et pour les PME. Son assiette pourrait cependant
s’élargir en intégrant en plus de la recherche la notion d’innovation au sens
large qui est la réelle source de croissance.
- Lancer sans tarder une politique d’abaissement des coûts de R&D, avec des
mécanismes simples et automatiques : l'entreprise et l’activité qualifiées seraient
exonérées de cotisations patronales de sécurité sociale (hors retraite), pour les
chercheurs, développeurs, les techniciens, les gestionnaires de projet de recherche-
développement, ou encore les juristes chargés de la protection industrielle et des
accords de technologie liés au projet et les personnels chargés de tests pré-
concurrentiels. L'exonération porterait sur les cotisations sociales.
Le haut débit est aussi mobile
- Le haut débit devient mobile. La montée en puissance de la 3G s’accélère. Les réseaux
sont déployés dans de nombreux pays. Les problèmes techniques initiaux sont en cours de
résolution. Au fur et à mesure que les terminaux deviennent disponibles en grandes
quantités, les opérateurs se préparent à lancer les services. La disponibilité du haut débit
mobile va à son tour aider le marché à se développer, alors même que nous assistons à une
tendance de services “portables” disponibles sur les réseaux fixes et mobiles. Quelques
recommandations :
o Les pouvoirs publics devraient encourager la recherche , l’expérimentation
et la standardisation des questions d’interopérabilité et de sécurité (« m-
payments », signatures électroniques, IMEIs, vol des terminaux).
o Dans le domaine du contenu : créer un « guichet unique » pour les questions
de droits d’auteur, avoir une approche mesurée de la régulation des
nouveaux services (« m-payments »), encourager l’usage des « DRMs »
(systèmes de protection et gestion des droits).