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SOMMAIRE
Synthèse
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La Filière Electronique et Numérique : Une priorité nationale
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Introduction
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A - Internet Très Haut Débit
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B - Télévision Haute Définition
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C - Automobile intelligente et sécurisée
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D - Sécurité du territoire
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E - Identité Numérique
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F - Domotique et Efficacité Energétique
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G – Technologies de l’Information pour la Santé
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H - Microélectronique et Technologies de base pour l’électronique
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Annexe – Aspects économiques
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« Livre Bleu »
GRANDS PROGRAMMES STRUCTURANTS
SYNTHESE
Pour sortir de la crise par le haut, il faut une relance de grands programmes dans des
domaines d’excellence de la France et de l’Europe.
La Filière Electronique et Numérique présente dans ce « Livre Bleu » sa contribution aux
réflexions sur le choix et les conditions de réalisation de ces grands programmes.
Les Industries Electroniques et Numériques employaient en France 300000 personnes en
1998.
Aujourd’hui, seulement 220000.
Tombera-t-on à 100000 en 2008 ?
Cette filière est menacée en France et en Europe, à la suite de la crise des
télécommunications, alors qu’elle est financée, supportée et protégée dans la plupart des
grands pays développés. Cette filière est en effet stratégique pour le développement
économique et pour la souveraineté nationale.
L’Agenda de Lisbonne a ouvert la voie pour « faire de l’Europe l’économie de la
connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde, offrant une croissance
respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois et de cohésion sociale ». La France et
l’Allemagne ont décidé de s’unir pour agir. L’initiative de Croissance Franco-Allemande de
septembre 2003 a donné le cap. L’impulsion vient du plus haut niveau de l’Etat.
Les industries électroniques et numériques saluent cette politique et souhaitent contribuer à sa
définition et à sa mise en œuvre. Ce « Livre Bleu » est le fruit d’une réflexion menée par les
entreprises françaises de la filière : grands groupes, fournisseurs de composants, sous-
traitants, distributeurs etc…
Les grands programmes structurants proposés dans ce « Livre Bleu » rassemblent des projets de
R&D et d’investissements dans un ensemble cohérent pour des objectifs communs, dépassant
très largement dans leur résultat global l’intérêt de chacun des sous-projets qui les composent.
Intégrant les diverses composantes de la société, publique et privée, particuliers et entreprises,
sociétés industrielles et de service, grands groupes et PME, ces grands programmes ont une
forte capacité structurante pour le futur. Ces grands projets structurants de portée européenne
doivent être l’opportunité de définir le rôle et la place de la France, de ses scientifiques et de
son industrie.
Les programmes identifiés à ce stade de notre étude adressent des préoccupations majeures de
la société (communication au sens large, santé, sécurité, mobilité, culture, énergie, habitat,

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identité…) et intéressent une part très importante de l’industrie, mais aussi la production de
biens dans son ensemble et des services. L’investissement initial pourrait être amorti en
quelques années par les économies réalisées et par son effet multiplicateur
Quels programmes lancer, avec une vision à dix ou vingt ans, pour garantir la croissance et
l’emploi dans la filière et numérique ?
Internet Très Haut Débit : des mégabits pour tous.
Internet modifie profondément nos manières de vivre et de travailler. C’est un élément
structurant de l’activité économique, et même souvent un critère déterminant pour
l’attractivité d’une région.
La disponibilité d’infrastructures de réseau (fibre optique, sans-fil) à haut/très haut débit
jusqu’à l’abonné (100 Mbits/s) sur l’ensemble du territoire est la priorité N°1, préalable à
toute application « mass market ». Les infrastructures doivent être dimensionnées et
déployées à l’échelle des besoins en communication générés par les grands projets applicatifs.
TVHD : la révolution numérique
La TVHD apporte une image et un son de haute qualité, l’accès à une multitude de services
grâce à l’interactivité, la compatibilité Internet, la réception mobile, tout ceci à un prix
compatible avec une diffusion de masse. C’est un facteur de réduction de la « fracture
numérique ». L’enjeu sociétal et économique est tel que l’Europe doit rester parmi les leaders
mondiaux de la fourniture des réseaux, terminaux et contenu. Un déploiement rapide de la
TVHD sur tous les réseaux et supports en est la condition nécessaire.
Automobile intelligente et sécurisée : pour diviser par 10 en Europe le nombre des
victimes de la route d’ici 2010.
La voiture deviendra de plus en plus un dispositif de mobilité permettant le maintien d’une
activité économique ou sociale. La sécurité ne doit pas être sacrifiée à cette évolution, mais au
contraire y participer grâce à l’assistance à la conduite et au guidage.
Sécurité du territoire : une priorité européenne
Assurer la sécurité des citoyens à leur domicile, sur leur lieu de travail, dans les lieux publics
et les transports, est un rôle primordial de l’Etat et une condition de stabilité des démocraties.
Le 11 septembre 2001 puis le 11 mars 2004 ont été le déclic qui en fait désormais un enjeu
national, avec obligation de résultats. Les moyens à mobiliser devraient prendre pour
référence ceux engagés pendant la guerre froide.
Domotique et efficacité énergétique : mieux vivre aujourd’hui sans compromettre
demain
Des progrès en électronique de puissance, en technologies de stockage et de transmission
d’énergie, en protection et contrôle des réseaux, en production décentralisée, en énergies
nouvelles, sont nécessaires à la maîtrise de la consommation énergétique future et à la
réduction de la facture pétrolière. La domotique sera le vecteur de diffusion de masse de ces
nouvelles technologies, indispensables à la protection de l’environnement.
Identité numérique : au service du citoyen
L’usage de plus en plus fréquent de l’identité numérique nécessite la mise en place par les
Etats d’infrastructures destinées aux citoyens et aux autorités publiques comprenant des cartes
à puces, des terminaux portables, des bornes publiques, des équipements de réseau et

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d’informatique. Le passage de l’identité physique à l’identité numérique s’impose de plus en
plus dans tous les milieux à cause du développement des TIC et en particulier de l’Internet.
Technologies pour la Santé : Télémédecine pour le confort et la sécurité du patient
La Santé représentera en 2010 de 12 à 14% du PIB. Le secteur bénéficie déjà de nombreux
progrès tirés des nouvelles technologies électroniques et numériques. Ces technologies
autoriseront de nouveaux modes d’examen (en particulier par l’imagerie médicale) et de
traitement. Une meilleure communication entre les acteurs de la Santé (grâce au dossier
médical électronique) et avec leurs patients contribuera à l’efficacité des soins. Ainsi la
télémédecine permettra de gagner en réactivité par l’instauration d’un « mini »-réseau centré
sur le patient et reliant, schématiquement, un spécialiste distant et un médecin de proximité,
mettant en œuvre des plateaux techniques.
Technologies de base pour l’électronique : micro et nano-technologies, logiciels,
conception
Les grands projets structurants font nécessairement appel aux technologies de l’électronique
et du numérique, que ce soit pour le traitement de l’information, les télécommunications, les
nouveaux capteurs, etc. Alors que ces technologies ont déjà profondément modifié notre
monde et notre quotidien, des progrès considérables sont encore nécessaires pour atteindre les
nouveaux objectifs visés en termes de performances, de coût, de compacité et
d’interconnexions. Face à la concurrence mondiale, l’Europe doit maîtriser ces technologies
de base indispensables pour la réussite des grands projets et pour le développement d’une
activité économique sur le territoire.

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LA FILIERE ELECTRONIQUE ET NUMERIQUE : UNE PRIORITE NATIONALE
Il faut défendre et promouvoir l’industrie électronique et numérique, pôle d’excellence
français reconnu mondialement et considéré comme stratégique pour tous les grands pays
industriels, mais violemment touchée par la crise sans précédent de la High Tech et des
Télécommunications.
• La filière électronique et numérique :
300 000 emplois en France en 1998
220 000 emplois en 2003
100 000 emplois en 2008 ?
• Huit professions (1100 entreprises - CA total : 50 milliards €) se regroupent pour
alerter les pouvoirs publics français et européens, les grands clients et l’opinion :
o Equipements de télécommunications et de systèmes d’information
o Semi-conducteurs et tubes
o Composants électroniques passifs et d’interconnexion
o Matières premières et équipements de production
o Appareils de mesure et test
o Fils et câbles
o Sous-traitance, fabrication
o Distribution.
• Une filière stratégique :
o Une contribution décisive aux technologies de l’information et des
communications, fer de lance de la croissance et des emplois de demain
o Des pôles de compétence et d’excellence indispensables à la maîtrise des
innovations dans l’électronique militaire, aéronautique et spatiale, dans
l’électronique automobile, dans les télécommunications etc…
o Des compétences stratégiques pour la souveraineté nationale (défense,
sécurité…)
o Un marché de l’électronique et du numérique, mondialement porteur de
croissance et d’innovation.
• Une filière menacée en France…:
o Forte exposition à la compétition internationale
o Effets dévastateurs de l’éclatement de la bulle « Télécommunications » et des
politiques de délocalisations massives ( « fabless »)
o De moins en moins de marchés locaux ( Défense, Télécoms …) et de moins en
moins de financements R&D (CNET , DGA…)
• …mais une filière activement protégée, supportée et financée par les grands pays
développés ( USA , Japon …) ou émergents ( Corée , Taiwan , Chine …)

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• Les propositions de la Filière : Il faut sortir de la crise par le haut :
o Une relance des grands programmes tels que décrits dans ce « Livre Bleu »
o Un site France attractif (flexibilité du travail, fiscalité adaptée aux filières de
haute technologie, réglementation environnementale…)
o Un soutien à l’innovation et la R&D industrielles, moteurs du
développement futur par :
Des soutiens financiers comparables à ceux donnés aux grands
concurrents dans leurs zones d’origine (USA, Japon, Taiwan, Corée)
Un plan pluriannuel d’engagements des Ministères de la Recherche et
de l’Industrie pour les réseaux de recherche nationaux et pour les
« clusters » EURÊKA (MEDEA, PIDEA, CELTIC) : la réduction de
moitié des budgets pour 2004 met en danger la R&D de toute la
filière.
Le renfort des structures de recherche publique dans la filière
La refonte du système européen d’encadrement des aides d’Etat à la
recherche et à la technologie.
Plusieurs dizaines de milliers d’emplois sont en jeu en France, ainsi que l’indépendance de
notre pays en matière de composants électroniques, supports de tout logiciel et pièces de base
de tous les systèmes électroniques évolués irriguant tous les marchés.
• Il faut défendre l’existence d’un environnement structurellement compétitif pour les
productions de volume et à large diffusion, créatrices d’emplois en France et de
possibilités fortes d’exportation.
• Il faut aussi soutenir les fabrications complexes, changeantes, stratégiques, à délai court,
demandant de la recherche, de l’automatisation.
Les axes de compétitivité à préserver
Une compétitivité avérée (compte tenu de tous les coûts) dans les prototypes et préséries, mais
aussi dans des domaines où la part de main d’œuvre est faible.
Une compétitivité avérée en termes de délais, de temps de mise sur le marché des produits, de
participation à la conception du produit, de mise en place de nouvelles technologies
accompagnant de nouveaux besoins.
Une conformité totale aux normes et obligations environnementales, sociales, fiscales, de
propriété intellectuelle….
Pour une solidarité grands groupes / PMI
Le « comment produire » est aussi important que le « quoi produire » dans les innovations.
La consolidation entre les maillons de la chaîne de la valeur permet de prendre appui sur une
filière de production compétitive, innovante et porteuse d’emplois.
La capacité de produire dans les meilleures conditions est un atout principal pour participer à
la révolution permanente de l’électronique et du numérique.
Tous les maillons de la chaîne peuvent y contribuer, dans leurs domaines d’excellence et de
compétitivité respectifs.

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INTRODUCTION
L’Europe est confrontée à de nouveaux défis :
o Ses évolutions internes (démographie vieillissante, exigences de protection sociale…)
o Les agressions externes (pression des pays à bas salaires, compétition technologique avec
les pays développés et les pays émergents)
o Les contraintes environnementales mondiales (réchauffement climatique, réserves
pétrolières, écologie…)
Dans ce contexte, c’est par des grands programmes à finalité sociétale et structurants pour son
industrie, qu’elle pourra préserver et développer, à moyen et long terme, son niveau de vie et son
économie.
Les grands programmes ont tiré la croissance
Historiquement l’innovation technologique et le développement de l'industrie ont été les plus
grand moteurs de la croissance (cf la révolution industrielle du 19
ème
siècle, la croissance du
20
ème
, et celle de la Chine aujourd'hui). Ce facteur est toujours vrai, et le développement des
économies modernes du XXI° siècle reposera encore sur une industrie toujours plus puissante et
compétitive. Dans un monde hyper-technologique, la capacité d’innovation industrielle et de
production est un facteur clé de réussite économique et de développement de l’emploi. La France
et ses citoyens héritent aujourd’hui des bienfaits des grands programmes du passé : programme
électronucléaire et d’énergie électrique, transports rapides Airbus et TGV, Télévision SECAM,
standards GSM, etc. Ces programmes ont apporté de l’emploi en France, du développement
économique et de la richesse à la Nation, de la satisfaction aux citoyens, de la productivité aux
entreprises, et contribuent encore largement à notre balance commerciale.
Les développements technologiques et scientifiques, source de progrès et de croissance
Aujourd’hui encore, il y a de nombreux besoins sociétaux (santé, mobilité, accès à l’information,
à l’énergie, sécurité, …) pour lesquels il existe une forte demande de diffusion plus large, de
réduction des coûts, d’augmentation des performances, d’amélioration de la qualité des services,
et pour lesquels des progrès majeurs peuvent être accomplis, alors que les développements
technologiques et scientifiques permettent d’entrevoir des nouvelles applications de grande utilité.
Il est admis que 50% de la croissance est liée à l’innovation, et les statistiques américaines ont
montré que 70% de la croissance des USA des dernières années était liée au secteur des
technologies de l’information.
Une vision de politique technologique et industrielle
Reconnaître ces besoins, pour aujourd’hui et demain, en les plaçant dans une perspective
scientifique, technologique et industrielle, mais aussi en tenant compte de la nouvelle donne
économique liée à la mondialisation, implique une réflexion et une action à l’échelle de la nation
et de ses moyens. Les possibilités de développement sont au point de rencontre entre ces besoins
sociétaux et ces nouvelles technologies à venir, et, comparés aux enjeux et aux autres dépenses,
les moyens financiers adaptés pour ces besoins stratégiques peuvent pour la plupart facilement
être mis en œuvre à l’échelle de la nation.

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L’exemple américain
Nos grands concurrents, notamment américains, sont restés mobilisés. Aux USA, s'il existe
depuis longtemps une indépendance de l'industrie vis-à-vis des pouvoirs publics, les liens restent
forts et le pouvoir central sait apporter des aides lourdes à l'industrie, parce qu'il dispose d’un
système d’observation statistique, d’un processus d'analyse des véritables besoins futurs et d’une
vision stratégique industrielle et des domaines de suprématie à conserver ou à conquérir.
L’industrie y est considérée comme stratégique pour le développement et la suprématie du pays.
Les budgets civils et militaires sont massivement mobilisés à son profit.
Des grands programmes structurants
Les grands programmes structurants rassemblent des projets de R&D et d’investissements dans un
ensemble cohérent pour un objectif commun, dépassant ainsi dans leur résultat global très
largement l’intérêt de chacun des sous-projets qui les composent. Intégrant les diverses
composantes de la société, publique et privée, particuliers et entreprises, sociétés industrielles et de
service, grands groupes et PME, ces grands programmes ont une forte capacité structurante pour le
futur. Ces grands projets structurants de portée européenne doivent être l’opportunité de définir le
rôle et la place de la France, de ses scientifiques et de son industrie.
Pourquoi des programmes structurants ?
Le point fondamental qui relève d'une volonté politique est la reconnaissance d'une catégorie de
programmes industriels stratégiques, qui doivent à ce titre bénéficier du soutien de l’Etat.
Ces programmes "stratégiques" doivent répondre à un certain nombre de critères, en se projetant à
un horizon de 10 à 15 ans :
- Critère régalien : Caractère de souveraineté ou d'indépendance nationale et/ou
européenne (défense, énergie).
- Critère sociétal : Satisfaction des grands enjeux de société sur des thèmes
prioritaires : développement équilibré et durable, protection de l'environnement,
santé, sécurité, emploi, culture, communication, mobilité …
- Critère industriel et technologique : Contribution à la structuration de l'industrie
européenne, mise en valeur de ses pôles de compétence, contribution à l’emploi
qualifié. Contribution à des avancées technologiques majeures, programmes novateurs
à potentiel industriel fort et faisant appel à de nouvelles technologies. Appui sur un
environnement de recherche existant ou à développer pour le positionner au meilleur
niveau mondial.
- Critère économique : Programmes dont les clients potentiels sont convaincus de la
nécessité à terme, et dont les retombées économiques sont certaines mais pas
immédiates. Le démarrage de tels projets, au moins pour la réalisation d'une phase
prototype, a besoin d'un soutien financier et/ou réglementaire de l'Etat. Le marché ne
peut pas à lui seul assurer le démarrage et la réussite durable. Obtention de résultats
dans des délais accélérés par rapport aux exigences du marché (moins de trois ans).
Développement induit important d’une activité de services et d’emplois par un effet de
levier important (x5 à x 10) entre la production industrielle et les services induits.
- Critère Compétition : Ambition européenne ou mondiale de maîtriser un enjeu
technologique majeur, d’être les premiers industriels et d’obtenir une taille critique
nécessaire à la domination d’un marché planétaire.

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Etre proches des marchés
Ces programmes structurants ont pour objectif un positionnement stratégique sur les technologies
clés : il s’agit de maîtriser des briques de base stratégiques ou des technologies de rupture, et
aussi et surtout d’asseoir le développement économique en le fondant sur un outil industriel
capable à brève échéance de créer de la richesse et des emplois, et en le protégeant par
l’innovation. La pérennité de la croissance induite par cet outil industriel sera liée aux choix des
applications et des marchés des grands programmes retenus : les applications et les marchés les
plus porteurs de croissance ont tous en facteur commun l’électronique et le numérique, et plus
spécifiquement les technologies de l’information et des communications,.
Le rôle de l’Etat
Les modalités de soutien public sont multiples et nécessairement complémentaires, à partir des
principaux leviers à la disposition de l'Etat :
• un environnement favorable au développement et à la prise de risque pour encourager le
développement des initiatives
• l’intervention en phase amont (co-financement avec l'industrie de la R&D industrielle, du
développement, des prototypes, des démonstrateurs en vraie grandeur…),
• dans certains cas le volet réglementaire par l’imposition de normes, de standards et de
réglementations (cf. efficacité énergétique, TVHD, …).
• la commande publique pour ses propres besoins s’insérant dans une initiative
pluriannuelle.
Deux phases successives
Chaque grand programme pourrait se décliner selon deux phases successives pouvant se superposer
en fonction de résultats partiels obtenus :
• Recherche (phase amont): développement des sciences et technologies de base, décliné en
une association de sous-programmes cohérents et maîtrisables aux objectifs précis. A
chacun des grands programmes seront associés si nécessaire un comité de normalisation et
un programme de recherche en sciences humaines indispensable pour la réussite
opérationnelle du projet. Les grands programmes s’appuient sur des faisabilités déjà
démontrées, mais qui nécessitent encore des développements pour atteindre les objectifs de
coût, dimensions, fabrication en volume, etc, avec une très forte probabilité de succès. Ils
permettent également de renforcer la recherche fondamentale dans le domaine concerné
pour préparer les nouvelles générations éventuelles de produits.
• Déploiement (phase aval) : ceci inclut la formation des professionnels et particuliers à
l’introduction des nouvelles techniques et nouveaux services, les mesures législatives
nécessaires, le support à l’investissement et des mesures fiscales éventuelles, etc. Sur les
grands programmes d’investissement (Internet très haut débit, énergie, TVHD, ….)
demandant un investissement initial particulièrement lourd, la BEI pourrait être également
un organisme financeur partenaire clef.
Comme toujours, ces grands programmes doivent être analysés à la fois dans leur dimension
temporelle (durée des projets de recherche, durée de mise en œuvre du développement),
économique (adaptation des volumes de recherche à la taille des marchés) et sociétale (bénéfice
pour le citoyen en tant que consommateur et/ou agent de production).

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Les grands programmes clés de la compétitivité du XXI° siècle
Les programmes identifiés à ce stade de notre étude adressent des préoccupations majeures de la
société (communication, santé, sécurité, mobilité, culture, énergie, habitat, identité…) et intéressent
une part très importante de l’industrie, mais aussi la production de biens dans son ensemble et des
services en France.
Ces programmes peuvent être développés indépendamment, mais de fortes synergies peuvent
apparaître : citons notamment les couplages des programmes Internet très haut débit et TVHD,
ainsi que les programmes Energie et Automobile.
Chacun de ces grands programmes structurants fera appel à plusieurs domaines technologiques
(par exemple : transmission d’information filaire et sans fil, mécatronique, sécurité, carte à
puce…) activés par un ensemble de projets de R&D (composants semi-conducteurs, conception
de systèmes électroniques, logiciels embarqués, bio-chimie, …).
L’électronique numérique, facteur commun incontournable et d’accélération
Beaucoup de ces nouveaux grands programmes sont basés sur l’électronique numérique : il s’agit
en effet de la grande révolution majeure de ces dernières années, et les perspectives technologiques
claires permettent d’anticiper les applications. Les grands programmes des technologies de
l’information répondent tout à fait aux critères énoncés, et se distinguent notamment par l’ampleur
et la rapidité de leurs effets. Ils présentent l’avantage d’un coût minimal à cause des retours très
rapides sur l'emploi et l'investissement, et d’une grande lisibilité pour le citoyen. Un seul exemple :
partis de rien il y a seulement 10 ans, l’industrie et les services rattachés au téléphone mobile
représentent aujourd’hui un chiffre d’affaires mondial de près de 400 Milliards $ et 6 millions
d’emplois, soit le double du transport aérien. Les avantages sont de créer une nouvelle technologie,
diffusable dans le monde, source d'emplois industriels, et positionnant nos entreprises en avant, tout
en apportant des services au citoyen. Par leur large diffusion, ces investissements permettraient
aussi de faire travailler beaucoup de PME locales (électricité, BTP, ...). Ils sont également le
pendant pour l’information des grands programmes d’équipement liés aux transports. Sur le plan
technologique, ces programmes applicatifs peuvent se baser sur le programme national Nanotech
2008 de développement des technologies de base de la microélectronique et des circuits intégrés.
Mise en œuvre et coordination des grands programmes
La mise en œuvre des nouveaux grands programmes est un processus complexe, bein au-delà
des grands programmes du passé, pour plusieurs raisons :
• Il n’y a pas d’opérateur principal unique et monopolistique comme ont pu l’être dans
le passé la SNCF pour le TGV, France Telecom pour le Minitel, EDF pour le
nucléaire, etc. Les nouveaux grands programmes résultent au contraire de la
convergence de besoins et d’objectifs de l’ensemble des acteurs de toute une filière
technologique, à la fois compétiteurs et coopérants.
• La dimension internationale visée dépasse de loin le cadre national du passé, ce qui
implique du même coup une disparité de normes et de législations complexifiant le
déploiement.

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• Le financement se situe dans un environnement public de plus en plus contraint, ce qui
exige donc des combinaisons complexes.
• Le déploiement d’infrastructures éventuelles et des appels d’offre doit se faire dans le
respect de la concurrence intra-européenne.
• La notion d’intérêt public doit être utilisée afin d’élargir le champ des actions
possibles.
• .
Ainsi, les défis se situent dans des dimensions multiples qu’il faut concilier : recherche,
investissement, légal, financier, droit de la concurrence. C’est pourquoi une difficulté majeure
pour les grands programmes est de définir un environnement et une structure de coordination
adéquate et efficace des acteurs de la filière et des pouvoirs publics des pays et de l’Union.
Ces structures de coordination peuvent varier selon les projets, mais nous pensons que la
faisabilité est déjà acquise, et que les initiatives récentes de la Commission Européenne
(plate-formes technologiques) vont dans le même sens.
En effet il est intéressant de noter que ce type de structure complexe a déjà été mise en place
dans le cadre des grands programmes Eureka notamment MEDEA et ITEA, qui coordonnent
les travaux de recherche de plus de 200 entreprises et laboratoires, avec un environnement de
concertation efficace et éprouvé entre acteurs de la recherche et les pouvoirs publics des
différents pays financeurs (France, Allemagne, Pays-Bas, Italie, etc
En tout état de cause, chaque grand programme doit se doter d’un comité de direction incluant
les acteurs de la vie sociale (citoyens et politiques nationaux et européens), les acteurs
économiques (industriels), les acteurs de la recherche publique (instituts et laboratoires),
assisté dans ces décisions et recommandations par des comités techniques spécialisés pour la
recherche, le déploiement, la normalisation et la législation, et le financement. Des agences de
cordination des grand programmes permettraient de les mettre en œuvre concrètement.

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A - INTERNET TRES HAUT DEBIT
L’accès à haut débit de tous les foyers et entreprises du territoire :
un projet fédérateur pour la filière électronique et numérique et la France
Problématique :
La France fait face à un certain nombre de défis économiques et sociaux :
-
C’est d’abord l’aménagement du territoire, a fortiori dans une Europe élargie : il faut
tout faire pour éviter qu’une partie des territoires et des populations restent à l’écart
de la croissance et de l’amélioration de la qualité de la vie; cela implique d’amener le
haut débit dans les zones où il n’existe pas, à l’heure actuelle, de moteur économique
pour un déploiement spontané.
-
Un autre défi majeur est le vieillissement de la population : dans les prochaines
décennies, la tranche d’âge des 25-55 ans, segment essentiel de la population active,
va décliner de plus de 20 % en Europe ; pour faire face à ce problème, une
augmentation de la productivité va s’avérer indispensable, ainsi que le
développement d’une offre de services à cette population, notamment en matière de
santé et de sécurité; or ces gains de productivité et ces nouveaux services ne seront
possibles que par une utilisation massive et maîtrisée des technologies de
l’information et de la communication (TICs) et en particulier du haut débit et des
applications qu’il rend possibles.
- Enfin, créer les conditions pour conserver une industrie des high-tech de premier plan :
dans ce contexte, il est important que la France préserve les capacités de R&D de son
industrie nationale électronique et numérique. La R&D est en effet source de toute la
valeur dans la filière électronique et numérique. Pour conserver une industrie
nationale de l’électronique et du numérique, il faut aider au maintien de la R&D
dans le pays. La valeur ajoutée dans une entreprise est créée dans un certain nombre
de domaines (marketing et ventes, logistique, etc.). Dans le secteur électronique et
numérique, c’est la R&D qui est à la source de tout : elle permet l’innovation et ainsi
la création de nouveaux produits, leur fabrication et leur commercialisation. De ce
fait, elle est aussi un vecteur d’emploi dans l’industrie. La localisation de la R&D à
très haute valeur ajoutée est donc critique pour le maintien d’industries high-tech
dynamiques, innovantes et compétitives dans un pays. Il est aussi important de
mettre à la disposition de tous et en particulier des créateurs et utilisateurs de
services innovants, une infrastructure telecom comparable en débit à ce qui se met en
place ailleurs, par exemple au Japon où le réseau de fibres optiques permet déjà la
connexion de plusieurs dizaines de millions d’usagers à 100 Mbit/s.

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Il est possible de relever ces défis : c’est en s’y attaquant dès à présent que la France pourra
être un moteur de l’Europe dans le cadre de la stratégie « Lisbonne 2010 ».
Enjeux fondamentaux :
- Réduire la « fracture numérique » : c’est à dire la possibilité ou non de pouvoir se
connecter sur le réseau Internet avec un débit suffisant. C’est une condition indispensable
pour maintenir l’attractivité régionale et créer de nouveaux emplois. La concurrence n’est
d’ailleurs plus entre les régions d’un même pays, ou entre les métropoles et les
« provinces ». Elle se situe au plan mondial. La compétitivité au plan mondial passe par
un pays dynamique, pouvant s’appuyer sur des entreprises performantes, quelle que soit
leur taille et leur implantation géographique. Les entreprises et leurs sous-traitants, qui
travaillent de plus en plus en flux tendus et en réseaux, risquent même de ne plus pouvoir
travailler sans accès au haut débit. Lutter efficacement contre la délocalisation implique de
leur donner les outils de communication les plus performants. Autre exemple : à l’avenir,
des centaines de personnes collaboreront sur des projets de développement informatiques
importants en réseaux (au sens réseaux d'entreprises) et pour cela, une disponibilité
universelle du haut débit sera critique. Il faut mentionner aussi que les grilles de calculs et
de stockage sont des applications qui auront besoin d’une infrastructure à haut débit pour
fonctionner correctement (informatique répartie sur des sites géographiques différents).
- Réformer l’administration pour réduire les coûts de fonctionnement de l’Etat :
généraliser les applications de type e-gouvernement et e-éducation et tous les services
interactifs en ligne à haute valeur ajoutée, qu’ils touchent les démarches administratives,
la diffusion des cultures ou la simple information locale ou nationale. En effet, il faut faire
« basculer » les administrations, nationales et locales, les services publics vers une
utilisation massive des nouvelles technologies, dont le haut débit constitue un point de
passage obligé.
L’administration électronique
L’administration électronique qui se met en place progressivement permettra de
s’affranchir des contraintes horaires et d’offrir des services nouveaux, simplifiés et
optimisés. Ce serait au final de meilleures prestations pour un moindre coût et
permettrait de libérer des personnels compétents pour d’autres secteurs d’activité. Les
retombées de la mise en place de l’administration électronique ont été chiffrées, en
terme d’économies annuelles globales, dans une province canadienne, à 0.7 % de son
PIB.
Dans l’enseignement
Dans le domaine de l’éducation, chacun pourra à tout moment accéder aux meilleurs
cours des meilleures universités. Des classes virtuelles, interactives avec le professeur,
qui apparaîtra sur un écran haute définition, sont aujourd’hui possibles grâce à
l’Internet à haut débit. Cela est particulièrement important dans le contexte de
l’éducation continue : dans une société en vieillissement, il sera fondamental que
chacun puisse se former pour travailler plus longtemps.
- Réformer les services de santé et en réduire les coûts de fonctionnement : en
complément du « dossier médical numérique » qu’un médecin en tournée pourra
consulter, l’accès omniprésent au réseau haut débit permettra d’obtenir en temps réel,

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l’avis de spécialistes et ainsi de donner un accès équivalent à la médecine, sur l’ensemble
du territoire. En permettant le suivi permanent de certaines fonctions ou paramètres
biologiques (rythme cardiaque, analyse sanguine) les soins à domicile se généraliseront,
améliorant considérablement la qualité de vie des convalescents tout en réduisant leur coût
pour les systèmes de santé.
- Inciter efficacement la poursuite d’activités de R&D de la filière électronique et
numérique sur le territoire : ces politiques peuvent être mises en œuvre, notamment par
des mécanismes simples et directs visant à abaisser le coût des emplois à valeur ajoutée,
non seulement dans la « recherche », mais aussi - et surtout - dans le « développement »
(les masses d'emplois sont en effet dans le développement et non dans la recherche). Par
ailleurs, il faut que la France ne présente plus de handicap par rapport aux pays les plus
innovants en matière d’infrastructure télécom, et donc qu’il soit mis à la disposition du
plus grand nombre, jusqu’à l’usager, des réseaux de télécommunication de capacité
comparable.
Nos propositions :
o Atteindre une couverture (intérieure et extérieure) totale du territoire en haut débit fixe
et mobile dès 2008.
o Aller vers plusieurs Mbit/s dans l’immédiat pour tous les utilisateurs privés comme
publics, individuels comme entreprises, et préparer l’arrivée des débits plus élevés
(« objectif 100 Mbit/s ») déjà en cours de généralisation dans certains pays.
o Se fixer pour objectifs de disposer des réseaux et des capacités de communication les
plus avancés, et d’atteindre les ratios de connexion et d’usage les plus élevés.
o Créer un environnement réglementaire favorable à l’investissement en infrastructures,
tant au niveau régional que jusque chez l’usager.
o Encourager l’usage massif, dès à présent, d’applications utilisant de grandes capacités
haut débit et pouvant avoir un impact macroéconomique réel : e-gouvernement, e-
santé, e-éducation.
o Stimuler le décollage des usages du haut débit mobile.
Recommandations détaillées :
Encourager l’investissement en infrastructures haut débit
- En Europe, après un démarrage qui a pris un peu de temps, le taux de pénétration du haut
débit sur les réseaux fixes progresse, essentiellement grâce aux investissements des
opérateurs de télécommunications dans la technologie ADSL. Il convient donc de
maintenir le cap sur l’objectif d’accélération de la pénétration du haut débit, en
généralisant dans l’immédiat le recours à l’ADSL, puis d’introduire le VDSL et la fibre en
posant les bases d’une migration vers la fibre optique chez le client final, accompagnant le
développement des usages, et notamment de la TVHD, des applications et des équilibres
économiques. Cette évolution pourraient être jalonnée par des objectifs quantifiés

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fixés de façon volontariste : accès réel (par exemple : taux de conversion des lignes
téléphoniques à l’ADSL) au haut débit grand public (500 kbit/s à 5 Mbit/s) pour
100 % des foyers fin 2005, 30 % d’accès au très haut débit (plus de 5 Mbit/s dont
25 % à 100 Mbit/s) fin 2007, 70 % d’accès à très haut débit (100 Mbit/s) fin 2010. Des
objectifs semblables pourraient se décliner au niveau des communes : 70 % des 36
000 communes connectées en très hauts débits en 2010.
- Le monde du travail a été le premier à adopter le haut débit. Les entreprises, de toutes
tailles et dans tous les secteurs, adoptent aujourd’hui les services en ligne à haut débit
comme mode souvent unique de communication pour certaines de leurs fonctions (achats,
relations fournisseurs ou clients). Ce fut ensuite le cas des relations que chacun d’entre
nous entretient avec ses proches : utilisation croissante de l’Internet à haut débit pour les
communications privées et les loisirs. La « nouvelle vague » proposée par les opérateurs,
c’est aujourd’hui l’arrivée de nouveaux services audiovisuels interactifs sur les réseaux
haut débit (jeux en ligne et télévision sur DSL), ayant recours à des applications
innovantes, qui connaissent un démarrage très prometteur. Il faut s’assurer que cette
nouvelle vague ne soit pas freinée par une incertitude réglementaire.
- Dans un avenir proche, il est clair que le haut débit et ces nouveaux services vont
continuer à progresser dans les zones métropolitaines. Pour que les opérateurs continuent
à jouer un rôle clef d’aménagement du territoire, il est indispensable d’avoir un cadre
réglementaire clair et stable qui les encourage à investir et innover plutôt qu’à freiner
leur élan.
- Dans une optique de compétitivité européenne, il est essentiel d’encourager une
connectivité en haut débit la plus complète possible de la population française et
européenne , et notamment de couvrir les zones dont la rentabilité économique immédiate
n’est pas assurée, y compris par le biais de partenariats Privé/Public (PPP).
Prendre en compte la diversité des besoins
- Toutes les applications de « e-gouvernement » désormais possibles n’exigent pas les
mêmes contraintes en matière de réseaux : faire de la télé-médecine, par exemple, suppose
des débits et un niveau de fiabilité bien supérieurs à de simples services en ligne. Il faut en
effet transmettre des images médicales de haute définition, souvent sans que les
techniques de compression soient autorisées (pour éviter le risque d’une perte même
minime d’information). Ce sont des dizaines de mégabits/s qui sont nécessaires. Faire du
télé-enseignement de qualité suppose des capacités de stockage bien particulières (cours,
bibliothèques). La généralisation du e-gouvernement et de l’administration électronique
imposent d’une part l’égalité d’accès de chaque citoyen et donc la mise à disposition sur
tout le territoire de points d’accès à haut débit, d’autre part l’équipement
systématique de tous les services publics en haut débit, et la mise « en ligne » de leurs
informations et démarches, avec incitation à utiliser ces services en ligne.
Refléter la diversité géographique
- Il faut choisir la technologie adaptée à un territoire donné dans un souci « d’égalité
de tous devant le haut débit ». Le village de moins d’une dizaine d’habitants, éloigné
de tout, sera relié par satellite et le signal redistribué par radio (WIFI) aux habitants
et aux commerces. Les zones rurales de densité faible (autour de 50 utilisateurs)
pourront faire appel aux technologies WiMAX, WiMax + DSL, fibre + DSL : on
parle ici d’investissements raisonnables (2 ou 3 fois celui de l’ADSL en zone urbaine)
et ce sont en particulier de bonnes solutions pour les PME. Les zones rurales de
densité forte (plus de 50 utilisateurs) pourront faire appel aux technologies
ADSL/VDSL + fibre, et au câble - l’ADSL restant la solution la plus compétitive en

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terme de coût et de débit moyen par usagé. La périphérie d’une ville moyenne sera
reliée par fibre optique permettant ainsi l’installation par les opérateurs des
équipements nécessaires (DSLAM) pour un accès ADSL. Ce ne sont bien entendu
que des exemples de solutions possibles.
- Pour les zones très clairsemées, compte tenu des contraintes d’investissement et de
l’étendue de sa couverture territoriale, la mise en place d’un projet satellitaire ne
peut pas relever de l’échelon local et même national. Il est donc nécessaire que la
France encourage la Commission européenne à se pencher sur le lancement d’un
projet de satellite pan-européen qui permettrait d’ici 2008 à l’ensemble des
opérateurs européens d’offrir des services en touchant une population qui ne dispose
d’aucun d’accès par des technologies alternatives. Cette solution autorisera l’accès à
tous les services électroniques européens, avec néanmoins une moindre interactivité.
- Il faut donc faciliter, par l’allocation de droits d’expérimentation et des règles simples
d’octroi de droits de déploiement, des technologies complémentaires prometteuses : WiFi,
WiMax, Satellite, Fibres Optiques.
Agréger la demande
- Relier en fibre optique un hôpital ou un lycée d’un département ne sera sans doute pas
toujours rentable économiquement, mais si l’on agrège toute la demande des sites publics
et que l’on répartit le coût du réseau entre les bénéficiaires, alors le résultat du calcul
change. Faisons un pas de plus, et agrégeons cette demande publique avec la demande
privée, exprimée par les entreprises et les particuliers. Alors, dans un grand nombre de
cas, un réseau optimisé, conçu en cohérence avec les infrastructures existantes peut
s’amortir plus facilement. C’est l’objectif des PPP (Partenariats Public Privé) qui
devraient se développer dans les télécoms. En règle générale, agréger la demande c’est
éviter de multiplier les coûts de génie civil qui représentent souvent l’essentiel de
l’investissement de mise en place d’un réseau.
Etre à l’écoute des besoins des villes et des régions
- Les villes et les pouvoirs locaux veillent à ce que leurs régions puissent tirer bénéfice de la
société de l’information, car ils sont proches des citoyens et des entreprises. En outre, de
larges responsabilités en matière de santé, d’éducation, de services aux citoyens leur ont
été transférées; et l’on commence à découvrir combien ces nouvelles technologies vont
apporter en matière de qualité de service et d’efficacité économique.
- Le génie civil représente le poste le plus important du budget d’investissement, qui permet
par ailleurs une connexion DSL ou câble plus proche de la collectivité locale. Une
connexion en fibre optique peut être prise en charge au niveau d’une région, voire
notamment d’une commune lorsqu’elle va jusqu’aux abonnés, avec possibilité de louer
cette capacité à des opérateurs télécoms en concurrence.
- Sur le plan national voire européen, des mesures réglementaires pourraient être prise pour
rendre obligatoire un pré-câblage des constructions neuves (immeubles d’habitation
et bureaux) et des immeubles réhabilités permettent de faciliter le développement des
services sans fil « in-door » (UMTS, WiFi, WiMax, RFID) en permettant d’allier
« très hauts débits et très basse puissance ».
- En matière de formation, un effort important pourrait être lancé au niveau des régions
pour éduquer les professions du bâtiment, les professionnels et les utilisateurs aux
nouvelles technologies.

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Aider la R&D high-tech en France
- Les récentes mesures annoncées par le ministre de l’économie et des finances
(lancement de mesures fiscales ou budgétaires convergentes permettant de
dynamiser tel ou tel secteur, comme la recherche, le développement et
l’innovation, stratégie de lutte contre les délocalisations), vont dans le sens des
objectifs fixes par la conférence de Lisbonne . Il convient néanmoins de les
préciser et de les compléter.
- Ne pas relâcher l’effort en matière d’aides directes à la recherche et éviter les
lenteurs bureaucratiques :
- Relancer le financement français des principaux projets à label européen (CELTIC,
MEDEA, PIDEA, ITEA) et relancer les financements du RNRT et en simplifier les
procédures d’accès aux PME. Il s’agit en effet de moyens très efficaces, qui ont fait
leurs preuves, pour maximiser les transferts et collaborations entre la recherche
publique et la recherche privée.
- Accroître les budgets de l’ANVAR et supprimer le dogme de l’avance remboursable
pour les projets des PME innovantes.
- Mettre en œuvre des systèmes incitatifs simples, adaptés et complémentaires :
- Les projets de « fondations pour la recherche », qui devront nécessairement se
concentrer sur le financement de la recherche amont (exploratoire), n’ont un
sens que complétés de crédits budgétaires qui devraient alors s’orienter sur la
recherche avale (pré-compétitive), voire sur l’innovation en général. Une
fondation doit être à même de compléter les financements dédiés aux télécoms et
d’apporter rapidement des fonds importants pour la recherche privée.
- Quant au Crédit d’Impôt Recherche, il reste surtout intéressant dans un
contexte économique favorable et pour les PME. Son assiette pourrait cependant
s’élargir en intégrant en plus de la recherche la notion d’innovation au sens
large qui est la réelle source de croissance.
- Lancer sans tarder une politique d’abaissement des coûts de R&D, avec des
mécanismes simples et automatiques : l'entreprise et l’activité qualifiées seraient
exonérées de cotisations patronales de sécurité sociale (hors retraite), pour les
chercheurs, développeurs, les techniciens, les gestionnaires de projet de recherche-
développement, ou encore les juristes chargés de la protection industrielle et des
accords de technologie liés au projet et les personnels chargés de tests pré-
concurrentiels. L'exonération porterait sur les cotisations sociales.
Le haut débit est aussi mobile
- Le haut débit devient mobile. La montée en puissance de la 3G s’accélère. Les réseaux
sont déployés dans de nombreux pays. Les problèmes techniques initiaux sont en cours de
résolution. Au fur et à mesure que les terminaux deviennent disponibles en grandes
quantités, les opérateurs se préparent à lancer les services. La disponibilité du haut débit
mobile va à son tour aider le marché à se développer, alors même que nous assistons à une
tendance de services “portables” disponibles sur les réseaux fixes et mobiles. Quelques
recommandations :
o Les pouvoirs publics devraient encourager la recherche , l’expérimentation
et la standardisation des questions d’interopérabilité et de sécurité (« m-
payments », signatures électroniques, IMEIs, vol des terminaux).
o Dans le domaine du contenu : créer un « guichet unique » pour les questions
de droits d’auteur, avoir une approche mesurée de la régulation des
nouveaux services (« m-payments »), encourager l’usage des « DRMs »
(systèmes de protection et gestion des droits).

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o En matière de spectre des fréquences : mettre à disposition des fréquences
nécessaires pour les applications WiMAX (e.g. 3.5GHz).
Préparer la « nouvelle vague » du très haut débit basé sur la fibre optique
- La mise en place du réseau de fibre optique est déjà réalisée au niveau national, et elle est
bien avancée au niveau régional. Mais l’étape ultime, qui consiste à aller jusqu’à l’abonné,
constitue une opération de longue haleine, sauf à multiplier des câbles aériens, ce qui est
incompatible avec les exigences visuelles des habitants, ou à faire en urgence des travaux
massifs d’enfouissement coûteux et perturbant la circulation. C’est dire qu’il faut profiter
de toutes les opérations d’ouvertures, pour d’autres motifs, de la voirie. Ainsi le Japon, qui
a commencé en 2000 et a pratiqué une politique assez agressive de câbles aériens, pourrait
à ce jour connecter la moitié de sa population. En France, où la mise en place de ces fibres
débute à peine, on risque de devoir s’équiper dans la précipitation lorsque seront dépassés
les stades les plus avancés d’utilisation des paires de câble cuivre. Il faut aller de l’avant
dès maintenant, même si ce n’est que dans quelques années que le besoin de très haut
débit apparaîtra de façon criante.
- Pour cela, il faut encourager la constitution de projets pilotes épaulés par les opérateurs
et les collectivités pour que le pays puisse enchaîner sans rupture le déploiement du haut
et celui du très haut débit qui apportera des réponses aux besoins croissants de
consommation de contenu et de services en ligne (TV haute définition, multiples TV au
foyer, téléenseignement et télémédecine sur grand écran à haute définition,…), et ne pas
laisser se créer un retard par rapport à des pays (Japon, Corée, Asie en général) qui
fondent toute une politique industrielle et un avenir pour leurs sociétés sur la disponibilité
de cette offre très haut débit.
Acteurs économiques impactés et à mobiliser
Le programme « très haut débit pour tous » aura un impact très large sur de nombreux
secteurs industriels puisqu’il devrait mobiliser tout un ensemble d’acteurs actifs tant dans
l’électronique, que dans le logiciel, les services et même l’industrie du bâtiment et du
génie civil.
Les principales parties prenantes seraient :
- les fabricants de semi-conducteurs, de composants optiques, de fibres optiques
- les systémiers de transmission et d’accès filaire ou hertzien
- les systémiers du secteur des satellites
- les industries du génie civil et du bâtiment (pose de fibres, équipement
d’immeubles, …)
- les opérateurs de services de communication sur câbles, réseaux filaires (cuivre ou
fibre) et hertziens
- les collectivités locales
- l’industrie des logiciels éducatifs, ludiques ou professionnels

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- les producteurs, diffuseurs et éditeurs de contenu
- les intégrateurs de réseaux et de solutions.
Résultats macro-économiques attendus
Le projet « haut et très haut débit pour tous » génèrera un impact macro-économique direct
très important sur l’industrie :
- investissements en équipements d’infrastructure et d’extrémité : 3 Milliards d’€/an
- travaux et services (installations) associés : 2 à 3 Milliards d’€/an
- logiciels et contenus : 1 à 2 Milliards d’€/an
soit au total : 6 à 8 Milliards d’€/an pendant 5 ans, ou l’équivalent de 80.000 à 100.000
emplois pendant 5 ans.
Les revenus de services supplémentaires chez les opérateurs seraient, sur les 5 ans, de l’ordre
de 100 à 200 Milliards d’€, générant à leur tour une activité économique et de l’emploi
supplémentaires.
Ce programme aura aussi un impact très significatif sur le maintien et le développement de la
R&D. Le seul projet français pourrait justifier la création et le maintien de 4.000 emplois de
R&D dont le financement (600 M€/an) pourrait être assuré par :
- des aides publiques directes sur projet (20 à 30 M€/an)
- des allègements de charges (50 à 60 M€/an)
- l’effort des industriels (500 M€/an).
Conclusion
Les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et plus
particulièrement celles liées au haut débit, constituent un catalyseur puissant de la
croissance.
L’action des autorités publiques pour déclencher un tel programme est essentielle,
notamment dans les domaines suivants :
- Etablir un cadre réglementaire favorable :
*
pour l’expérimentation et le déploiement du très haut débit en utilisant l’ensemble des
technologies complémentaires, et l’ensemble des nouveaux services ainsi rendus possibles
* pour l’équipement systématique d’infrastructures publiques et des bâtiments
privés
* pour l’émergence de standards européens
- Mobiliser la commande publique :

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*
civile, tant au niveau national qu’à celui des collectivités pour aller vers l’« e-
gouvernement » et l’« e-administration »
*
défense et sécurité, pour accélérer et sécuriser la disponibilité des hautes technologies
nécessaires en Europe
- Soutenir financièrement l’effort de Recherche et de Développement pour ce programme,
soutien direct et indirect pouvant être estimé à 70 à 90 M€/an supplémentaires, pour l’achèvement
et l’accélération des développements technologiques nécessaires
- Afficher clairement l’objectif du « haut et très haut débit pour tous ».
La mise en oeuvre de nos recommandations, dans le cadre d’un plan fédérateur,
représente pour l’économie française, son tissu de PME, l’industrie nationale des
télécommunications - opérateurs et fournisseurs – et la filière électronique et numérique
dans son ensemble, des perspectives de croissance, et ouvre aussi de nouveaux horizons
aux industries du logiciel, des applications et des contenus.

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B - TELEVISION HAUTE DEFINITION
La Télévision Haute Définition pour tous :
La chaîne électronique de l’image, voie d’innovation, de croissance et de services
Un contexte international et technologique rapidement changeant après 40 ans de
grande stabilité
La résolution et la qualité d’image de la télévision n’ont pas fondamentalement évolué au
cours des 40 dernières années en Europe, depuis que la télévision couleur a été introduite.
Seule la qualité du son a été améliorée avec la stéréo analogique, puis la stéréo numérique et
bientôt le standard 5.1 numérique.
Entre-temps, les Etats-Unis, le Japon, l’Australie ont lancé la télévision haute définition en
diffusion terrestre. D’autres pays vont introduire à court-moyen terme la télévision numérique
haute définition terrestre : la Chine pour les jeux olympiques de 2008, la Corée, .. Bien
entendu, la télévision haute définition (TVHD) sera aussi disponible sur les autres supports :
câble, satellite. Cette offre dope la création de contenu en format haute définition (HD).
Tous ces développements passés n’ont été rendus possibles que par une contribution majeure
de la technologie et de la recherche et développement européennes pour développer et mettre
en œuvre le standard de compression MPEG2, permettant la transmission numérique.
Pour de nombreuses raisons, le projet français de télévision numérique terrestre a pris
plusieurs années de retard par rapport à son calendrier initial. Cela conduit la France à ne
considérer que seulement maintenant le lancement de la télévision numérique terrestre en
définition standard et avec, a priori, le standard de compression numérique MPEG2, quand
certains pays sont déjà en train de considérer l’arrêt de la diffusion analogique (Etats-Unis,
Royaume-Uni) pour délivrer davantage de services avancés et HD, ou d’autres de lancer
directement la TVHD gratuite avec de nouveaux standards de compression (Chine).
Simultanément, les écrans plats de grande taille et de résolution HD, qui matérialisent l’apport
de la TVHD, sont en rapide développement et connaissent une forte décroissance de leur prix
les rendant progressivement abordable. L’intérêt des consommateurs pour ces produits croit à
un rythme très soutenu. Cette tendance va s’amplifier dans les 3 années à venir pour amener
rapidement ces téléviseurs à des niveaux de prix proches de ceux des téléviseurs actuels de
salon, les démocratisant ainsi.

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Les ruptures technologiques rendent possible la Télévision Haute Définition pour tous
Le cycle technologique est d’une dizaine d’années. Le standard MPEG2 est maintenant en fin
d’évolution et a atteint ses capacités maximales de compression, tandis qu’un nouveau
standard de compression a été développé, MPEG4 part 10 /H264. Ce nouveau standard crée
une rupture technologique en divisant le débit nécessaire à la transmission des images
animées par au moins un facteur 2. Ce standard dispose d’une capacité d’évolution qui
permettra une amélioration ultérieure importante et rapide de ses performances de gain de
compression. Les ensembles de circuits intégrés et les produits (encodeurs et décodeurs)
mettant en œuvre ce standard avec de la HD seront disponibles commercialement mi 2005.
Ce standard permet de rendre la TVHD abordable d’un point de vue technique et économique
à une large échelle et, considérant la disponibilité limitée de spectre, en permettant la
diffusion tant terrestre que satellite et câble de nombreux programmes HD, tout en étant
compatible avec les exigences d’un marché de masse.
Conjointement avec la démocratisation des téléviseurs HD, la TVHD devient accessible à
tous.
Besoins et intérêts sociétaux : « La qualité et le contenu que je veux, où je veux, quand je
veux »
La TVHD est une amélioration majeure de la qualité d’image, mais aussi en premier lieu une
rupture majeure en matière de consommation et d’expérience télévisuelle pour le
téléspectateur en apportant au consommateur :
• Une bien meilleure résolution d’image avec 1,3 millions de pixels contre 300.000
pixels avec la définition standard. L’image devient vivante et fournit au téléspectateur
une « présence » jamais vécue auparavant ;
• Une qualité du son totalement nouvelle avec la HiFi, les multicanaux, permettant la
réception de plusieurs langues ;
• Un traitement local de l’image beaucoup plus aisé offrant de nouvelles possibilités
(stockage, modifications, multi-affichage, zones sensibles, interactivité…)
• Une compatibilité avec Internet liée à la résolution similaire aux écrans d’ordinateurs
personnels. Les contenus d’Internet deviennent disponibles à une nouvelle catégorie
de population qui considère le PC comme trop complexe à utiliser et à maintenir. La
TVHD permet de combler une partie du fossé numérique.
• L’ouverture de nouveaux services grâce aux possibilités d’interactivité.
De plus, de nouveaux services sont rendus possibles par les gains de bande passante et de
spectre générés par l’utilisation de MPEG4 : par exemple la réception des programmes
télévisuels sur des terminaux mobiles (avec le standard de transmission DVB-H combiné avec
le standard de compression MPEG4/ H264). Cela permet d’accéder au contenu diffusé partout
et à n’importe quel moment à la discrétion de l’utilisateur. Des tests de cette nature sont en
cours au Japon, en Corée, en Allemagne, en Finlande.
Conjointement avec l’accès large bande, l’introduction des écrans HD au domicile permet la
fourniture de nouveaux services familiaux tels que la visio-téléphonie.

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En tout état de cause, le contenu HD sera bientôt disponible auprès des foyers à travers
l’émergence des standards et la commercialisation des contenus DVD haute définition. De tels
contenus seront d’abord disponibles sur les micro-ordinateurs, puis sur les téléviseurs via les
nouveaux lecteurs de DVD haute définition. Dès lors que le téléspectateur aura expérimenté la
qualité de telles images et du son associé ainsi que la « présence des personnages », le
consommateur « exigera » la même qualité de la part des diffuseurs tant « gratuits » que
« payants ». Les contenus les plus sensibles à l’amélioration apportée par le format HD sont
les films, le sport, les shows et les documentaires, que l’on retrouve tant sur des chaînes
généralistes que des chaînes payantes.
L’introduction de la HD va être inéluctablement poussée au sein du foyer. La télévision doit
être partie prenante à cette évolution pour servir les besoins et les exigences des utilisateurs.
La TVHD est accessible par toutes les parties prenantes, du producteur de contenu au
consommateur de base. Elle doit l’être pour tous les spectateurs.
Les consommateurs avec des récepteurs analogiques historiques et un décodeur HD
bénéficient aussi de la transmission et du contenu HD, avec une amélioration de la qualité de
l’image sur leurs écrans. Les écrans de résolution standard tirent également avantage du
format HD des contenus, bien que d’une manière plus limitée comparée à un écran HD et en
fonction de sa dimension.
Le prix TTC d’un décodeur HD MPEG4 de base devrait être de l’ordre de 160€ fin 2005, à
comparer à 100€ pour un décodeur numérique de définition standard en MPEG2.
Le p